CONTRIBUTION DE L’AGRICULTURE A LA QUALITÉ NUTRITIONNELLE DES REPAS SCOLAIRES : l’ANAN lance un projet pilote à Djidja

La commune de Djidja devient un laboratoire d’actions en faveur de l’alimentation scolaire. Le vendredi 30 janvier 2026, l’Agence nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN) y a officiellement lancé un projet pilote axé sur le renforcement de la qualité nutritionnelle des repas servis en milieu scolaire à travers l’implication des acteurs agricoles locaux et l’initiation des écoliers à la production agricole. La cérémonie a été présidée par le Directeur général de l’ANAN, Alain Hinkati.
Mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP), avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le projet ambitionne d’améliorer durablement l’apport nutritionnel des repas destinés aux écoliers. « Ce projet vise à améliorer durablement la qualité nutritionnelle des repas servis aux enfants en milieu scolaire », a souligné le Directeur général de l’ANAN.
L’initiative repose sur une stratégie globale associant alimentation scolaire, production agricole locale et éducation nutritionnelle. Elle prévoit notamment la création de jardins scolaires ainsi que le développement d’activités de petit élevage. L’objectif est de diversifier les aliments disponibles, d’enrichir les menus et d’accroître la valeur nutritionnelle des repas servis aux apprenants.
Pour les promoteurs du projet, l’école devient ainsi un espace d’apprentissage pratique, où les enfants découvrent les bases d’une alimentation équilibrée tout en étant sensibilisés aux enjeux de production et de consommation locale.
La phase initiale du projet concerne dix établissements scolaires de la commune de Djidja. « Ces écoles serviront de sites pilotes pour la mise en œuvre des activités prévues », a précisé le coordonnateur du projet, le docteur Sonon Félix. Cette étape permettra d’évaluer les résultats avant une éventuelle extension à d’autres localités du pays. Le coordonnateur insiste par ailleurs sur le rôle central des communautés locales. « L’approche communautaire retenue constitue un facteur clé pour la réussite et la pérennisation du projet », a-t-il ajouté, évoquant l’implication des parents, des enseignants et des acteurs agricoles locaux.
Au-delà de l’amélioration des repas, l’initiative s’inscrit dans une vision plus large. À travers ce projet, l’ANAN, le MAEP et la FAO entendent contribuer à la lutte contre la malnutrition infantile, à l’amélioration de la santé des élèves et au renforcement de leurs capacités d’apprentissage.
Nadjahatou BAGUIRI




