PRODUCTION AGRICOLE AU BURKINA FASO : Une campagne céréalière historique

Le Burkina Faso vient d’achever l’une des campagnes agro-pastorales les plus remarquables de son histoire. Selon les chiffres validés en Conseil des ministres, la production céréalière a atteint 126,4 % des besoins nationaux, un record qui consacre les efforts conjoints du gouvernement et des producteurs pour atteindre la souveraineté alimentaire.
Au total, plus de 7,14 millions de tonnes de céréales ont été récoltées, soit une progression de 17,6 % par rapport à l’année précédente. Les superficies emblavées ont bondi de 9,2 %, grâce à l’aménagement de nouvelles terres et au retour des populations déplacées. Les cultures vivrières enregistrent une croissance encore plus spectaculaire, avec 27,9 % de hausse, le niébé en tête avec près de 885 000 tonnes. Les cultures de rente, hors coton, affichent également un gain de 3,03 %, renforçant la résilience économique des ménages ruraux.
Ces résultats exceptionnels s’expliquent par l’Offensive agropastorale 2023-2025 et l’Initiative présidentielle pour la production agricole, qui ont permis d’encadrer les producteurs et de sécuriser les terres. Au total, 127 000 hectares ont été aménagés au profit des exploitants. À la date du 30 novembre 2025, le taux de récolte atteignait déjà 86,4 %, confirmant la dynamique favorable de cette campagne.
Cette abondance ouvre de nouvelles perspectives. Le Burkina Faso réduit sa dépendance aux importations. Le pays peut envisager la constitution de réserves stratégiques, tout en contribuant à stabiliser les prix sur les marchés et à renforcer la sécurité alimentaire des ménages. Les producteurs, eux, expriment leur satisfaction et se disent motivés à poursuivre les bonnes pratiques agricoles.
Plus que des chiffres, cette campagne illustre la capacité du pays à transformer ses politiques agricoles en résultats concrets. Elle marque une avancée majeure vers l’autosuffisance, crée de nouvelles opportunités pour les producteurs et offre un souffle de stabilité pour les consommateurs et l’économie nationale. Un pas décisif vers un Burkina Faso plus résilient et autonome sur le plan alimentaire.
Moudachirou ALIOU




