SÉCURITÉ ALIMENTAIRE À DJIDJA : Le CIFOR-ICRAF mise sur les femmes

Le site rural de ressources communautaires de Djidja, dans le département du Zou, a connu une forte mobilisation féminine le jeudi 4 juin 2026. Des dizaines de femmes issues des villages d’Agonhohoun, Biougon, Wobayè, Gounoukouin et Monsourou ont participé à une session de formation pratique initiée par le Centre International de Recherche en Agroforesterie (CIFOR-ICRAF).
L’objectif de cette initiative est de promouvoir des pratiques agricoles intelligentes et durables capables d’améliorer les rendements tout en renforçant la sécurité alimentaire des ménages ruraux. Sur le terrain, les participantes ont été formées au traçage des planches maraîchères, à la préparation des pépinières ainsi qu’à la mise en terre de plants de moringa et de baobab.
Pour les responsables du projet, la formation pratique demeure la meilleure méthode de transmission des connaissances agricoles. « Nous sommes sur le site pour montrer à ces dames comment faire des pépinières, du maraîchage et des pratiques agricoles intelligentes permettant d’obtenir de meilleurs rendements en un temps réduit », a expliqué Aldrich Vianou, agronome-forestier.
Le centre rural de ressources communautaires dispose d’infrastructures adaptées à une production continue tout au long de l’année. Le site comprend notamment des espaces réservés au maraîchage, aux pépinières et aux plantations d’espèces nutritives, alimentés par deux bassins reliés à un château d’eau.
En parallèle, une cinquantaine de femmes ont pris part à une session dédiée aux banques alimentaires et aux vertus nutritionnelles du moringa et du baobab. Selon Afolabi Juste Djagoun, environnementaliste et formateur, ces espèces possèdent un fort potentiel nutritif et contribuent à améliorer l’alimentation des populations, notamment en période de soudure.
Afin d’assurer la continuité des activités après les formations, le CIFOR-ICRAF a distribué des kits agricoles composés de brouettes, machettes, binettes, arrosoirs et semences. Les bénéficiaires ont également reçu des plants à cultiver aussi bien sur le site communautaire que dans leurs jardins familiaux.
À travers cette initiative soutenue par la Fondation pour la Science en Afrique, le CIFOR-ICRAF espère voir émerger une dynamique communautaire durable pouvant être reproduite dans d’autres localités du Bénin.
Moudachirou ALIOU




