Agri-Actu

SANTÉ ANIMALE : Le Zimbabwe veut bâtir une industrie locale de vaccins vétérinaires

Le Zimbabwe accélère sa stratégie de souveraineté sanitaire dans le secteur de l’élevage. Face à la recrudescence des maladies animales en Afrique australe, Harare envisage la création d’une filière locale de production de vaccins et de médicaments vétérinaires en partenariat avec l’entreprise biélorusse .

Selon les médias locaux, la Direction des services vétérinaires (DVS) du Zimbabwe négocie actuellement un protocole d’accord avec le groupe biélorusse dans le cadre du partenariat de coopération bilatérale 2026-2030 conclu entre Harare et Minsk. Évalué à près de 50 millions de dollars, le projet sera déployé sur trois ans et en plusieurs phases.

La première étape consistera à approvisionner le Zimbabwe en vaccins et produits pharmaceutiques vétérinaires déjà fabriqués par BelAgroGen afin de répondre aux besoins immédiats du pays. Par la suite, le partenariat prévoit l’installation d’unités locales de traitement et de reconditionnement de vaccins avant la construction d’une usine de fabrication détenue conjointement par les deux parties.

Au-delà de l’investissement industriel, le projet comprend également un important volet de transfert de compétences. Des étudiants zimbabwéens bénéficieront de formations en Biélorussie tandis que des vétérinaires, chercheurs et techniciens seront formés en biotechnologie et en recherche vaccinale.

Les autorités zimbabwéennes ambitionnent de réduire la dépendance du pays aux importations de produits vétérinaires tout en améliorant la lutte contre les épizooties, notamment la fièvre aphteuse qui touche plusieurs pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

À terme, Harare souhaite positionner le pays comme un centre régional d’approvisionnement en vaccins vétérinaires pour l’Afrique australe, dans un contexte marqué par la hausse des besoins en produits sanitaires destinés au cheptel.

Moudachirou ALIOU

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page