Agri-Actu

PRIME SOCIALE POUR 2000 PRODUCTEURS DE MAÏS : Les explications de Wilfried Léandre Houngbédji sur le choix du gouvernement

À Parakou, le ministre porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des précisions sur le programme destiné à améliorer la productivité agricole et la protection sociale des producteurs. Pour cette phase pilote, 2 000 producteurs de maïs seront accompagnés sur environ 3 000 hectares. Un choix qui présente plusieurs avantages pour tester le dispositif avant son extension à d’autres spéculations.

Le Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs a été au cœur de certaines préoccupations soulevées lors de la conférence de presse du ministre porte-parole du Gouvernement, ce jeudi 10 septembre à la préfecture de Parakou. Entériné en Conseil des ministres du 2 septembre 2026, le dispositif repose sur trois axes : améliorer les rendements, sécuriser les revenus et favoriser l’accès des producteurs à la protection sociale.
Pourquoi avoir choisi le maïs pour cette première expérimentation ? À cette interrogation, Wilfried Léandre Houngbédji a défendu une démarche progressive. « Il s’agit d’une phase d’expérimentation. L’objectif est de couvrir d’autres spéculations sur la base de la phase pilote », a-t-il expliqué. Le choix de la céréale s’appuie également, selon lui, sur ses caractéristiques. « Une culture qui se réalise deux fois l’année, une culture à forte rentabilité, qui va répondre plus pour un essai », a-t-il ajouté.

Au-delà de cette justification, le maïs offre plusieurs conditions favorables à une expérimentation. Largement cultivé et consommé au Bénin, il dispose de débouchés dans l’alimentation humaine, la transformation et l’alimentation animale. Son potentiel d’amélioration des rendements grâce aux semences améliorées, aux engrais, à la mécanisation et au conseil agricole permet aussi de mesurer concrètement les effets des appuis apportés.

Le dispositif prévoit ainsi un paquet technologique comprenant semences hybrides, engrais, produits phytosanitaires et amendements des sols, auquel s’ajoutent la mécanisation et le suivi numérique des exploitations. Les résultats pourront être appréciés à travers les rendements, les coûts de production, les volumes commercialisés et les revenus générés.
Mais le programme va au-delà de la parcelle. Un mécanisme d’agrégation et de régulation doit faciliter l’écoulement des récoltes et contribuer à sécuriser les revenus. Il prévoit également une assurance maladie pouvant couvrir jusqu’à six personnes par ménage, ainsi qu’un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme.

Pour le porte-parole, cette première étape doit permettre de tirer les enseignements nécessaires avant un changement d’échelle. « L’objectif est de couvrir d’autres spéculations sur la base de la phase pilote », a-t-il réaffirmé. Les 2 000 producteurs constituent ainsi un échantillon destiné à vérifier si l’association entre productivité, valorisation des récoltes et protection sociale peut devenir un modèle reproductible au profit d’autres filières agricoles.

Moudachirou ALIOU

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page