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SANTÉ DES SOLS : L’Ifdc et le Bénin renforcent leur partenariat

En visite à Cotonou le mercredi 16 septembre 2026, le président-directeur général de l’International Fertilizer Development Center (Ifdc), Henk van Duijn, a rencontré le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche du Bénin, Adin Yéton Bloukounon Goubalan. Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté commune du gouvernement du Bénin et de l’Ifdc de renforcer leur collaboration autour de la restauration des sols, un enjeu central et prioritaire pour la productivité agricole, la résilience climatique et la sécurité alimentaire du pays.

« Le ministre, étant spécialiste de la santé des sols, comprend très bien ce dont on a besoin pour restaurer les sols au Bénin », a souligné Henk van Duijn, président-directeur général de l’Ifdc, à l’issue des échanges. Selon lui, cette convergence de vues constitue un signal fort : la restauration des sols figure parmi les priorités agricoles du pays, et la collaboration avec l’Ifdc peut contribuer à adapter les solutions aux différentes zones climatiques et agroécologiques du Bénin. Cette dynamique s’inscrit dans la nouvelle stratégie 2026-2035 de l’Ifdc, qui marque une évolution importante dans l’approche de la fertilité des sols. Pour Henk van Duijn, restaurer un sol ne consiste pas uniquement à y apporter davantage d’engrais. « Pour restaurer les sols, ce n’est pas juste donner plus d’engrais », résume-t-il. L’enjeu est aussi de reconstituer la matière organique, de stimuler la vie biologique du sol et de renforcer sa capacité à résister aux effets du changement climatique. L’approche de l’Ifdc repose notamment sur une meilleure connaissance de la fertilité des sols. Grâce à la cartographie, il devient possible de déterminer les besoins réels de chaque zone ou parcelle avant d’y apporter des nutriments minéraux ou organiques. Cette information constitue un point de départ essentiel pour aider les producteurs à prendre de meilleures décisions et à utiliser les intrants de manière plus efficace.

La question du coût des intrants reste centrale. Les engrais minéraux importés demeurent souvent difficiles d’accès pour de nombreux producteurs. L’Ifdc encourage donc une approche complémentaire : valoriser les ressources disponibles localement, notamment les résidus organiques, les effluents d’élevage et les déchets de marché valorisables. Une fois transformées et enrichies, ces matières peuvent contribuer à produire des engrais organo-minéraux mieux adaptés aux besoins des cultures et plus accessibles aux exploitants. « L’Ifdc est connue pour le développement des engrais, mais nous travaillons avec le producteur pour lui assurer l’accès à ces innovations », explique Henk van Duijn. Dans cette perspective, le ministre a insisté sur la nécessité de rendre les biofertilisants plus accessibles aux producteurs. Cette orientation rejoint les interventions déjà menées par l’Ifdc sur le terrain, notamment à travers des formations pratiques, l’accompagnement des exploitants et l’appui aux initiatives d’agriculture biologique et régénérative. L’objectif est de favoriser la production et l’utilisation d’intrants biologiques sains, abordables et adaptés aux réalités locales.

Arsène HOUNTON (Stg)

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