Agri-Actu

TOGO : La filière karité se mobilise pour gagner en efficacité et en visibilité

À Lomé, les 15 et 16 avril derniers, les principaux acteurs du secteur du karité ont tenu un atelier national dédié au renforcement de leur coopération. L’initiative émane de la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), qui entend impulser une nouvelle dynamique au sein de cette filière clé de l’économie rurale. La rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges amorcés en mars à Kara autour des questions de durabilité et de développement. Elle vise à consolider l’organisation interne du secteur et à mieux positionner ses produits sur les marchés internationaux.

Au centre des discussions, la nécessité d’une structuration plus efficace des différents maillons de la chaîne de valeur. Producteurs, transformateurs et exportateurs ont ainsi appelé à un renforcement des compétences techniques, à une amélioration des standards de qualité et à une collaboration accrue avec les acteurs publics et privés.

La question de l’accès à des financements adaptés a également occupé une place importante dans les débats.Au Togo, le karité constitue une activité économique majeure, en particulier pour les femmes rurales qui dominent largement le secteur avec près de 85 % des effectifs. La filière se caractérise aussi par une présence significative de jeunes, les moins de 40 ans représentant près de la moitié des acteurs.Sur le plan international, le pays se classe parmi les principaux producteurs, avec un volume annuel estimé entre 5 000 et 50 000 tonnes d’amandes. Cette production représente environ 5 % des exportations de karité en Afrique de l’Ouest, confirmant le potentiel économique du secteur.Malgré ces performances, plusieurs obstacles freinent encore son développement, notamment les difficultés d’accès au crédit, les problèmes logistiques et le faible niveau de transformation locale.

Pour y remédier, les acteurs misent sur le Conseil interprofessionnel de la filière karité du Togo (CIFKAT), qui joue un rôle central dans l’organisation du secteur.Les ambitions affichées vont au-delà de la simple production. Il s’agit également de promouvoir la transformation sur place, de réduire l’empreinte environnementale des activités et de renforcer l’autonomie économique des femmes, tout en contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique.

Le CIFKAT fédère plusieurs organisations représentatives, notamment celles des producteurs, des acheteurs locaux, des exportateurs et des transformateurs, dans l’objectif de construire une filière plus structurée, compétitive et durable.

Fidélia YOVOHI(Collaboration)

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page