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PRÉVENTION DES CONFLITS LIÉS À LA TRANSHUMANCE : La FAO Bénin renforce la cohésion sociale dans l’Alibori

Dans plusieurs communes du département de l’Alibori, notamment Karimama, Malanville et Kandi, la transhumance demeure une activité essentielle pour la survie de nombreuses troupeaux de ruminants parfois même de communautés pastorales. Toutefois, la mobilité du bétail et l’exploitation des ressources naturelles entraînent parfois des tensions entre agriculteurs, éleveurs et autres usagers des espaces ruraux.

Face à cette situation, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO Bénin), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), met en œuvre le Projet transfrontalier d’appui au renforcement de la sécurité communautaire, à la gestion et à la prévention des conflits liés à la transhumance et à la gestion des ressources naturelles.

Dans le cadre de ce projet, plusieurs actions ont été engagées afin de promouvoir le dialogue, la cohésion sociale et la prévention des conflits au sein des communautés concernées.
Au total, 148 acteurs locaux ont été formés sur la gestion non violente des conflits. Les bénéficiaires de ces renforcements de capacités sont issus de différentes structures communautaires impliquées dans la prévention et la gestion des tensions liées à la transhumance.

Les activités ont notamment permis de former trois comités communaux de prévention et de gestion des conflits, dix comités de concertation pour la cohésion sociale au niveau des arrondissements ainsi que trois comités de gestion des forages pastoraux.
En parallèle, un important travail de sensibilisation et de vulgarisation des textes réglementaires a été entrepris. Les dispositions relatives au code pastoral, au foncier ainsi qu’à la veille pastorale sont diffusées à travers les radios rurales locales afin de mieux informer les populations sur les règles encadrant la transhumance et la gestion des ressources naturelles.

Pour la FAO Bénin, cette approche participative contribue non seulement à prévenir les conflits communautaires, mais aussi à renforcer la coexistence pacifique entre les différents acteurs ruraux.
A travers ce projet, l’institution onusienne réaffirme son engagement en faveur de la cohésion sociale, de la gestion durable des ressources naturelles et de la consolidation de la paix dans les communautés frontalières du Bénin.

Moudachirou ALIOU

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