AGROÉCOLOGIE AU BÉNIN : 120 femmes formées à la gestion des ravageurs

Du 25 au 27 août 2026, 120 femmes agricultrices de Ouaké, Natitingou et Copargo ont été formées à l’utilisation de solutions agroécologiques pour lutter contre les ravageurs. Initiée par l’Unité de Génétique, Biotechnologie et Science des Semences (GBioS), en collaboration avec l’Association nationale des femmes agricultrices du Bénin (ANaF-Bénin), dans le cadre du projet « Femmes agricultrices et développement de l’agroécologie au Bénin » (Fadab), cette activité vise à promouvoir des alternatives aux pesticides de synthèse. L’extrait aqueux de Hyptis suaveolens, une plante disponible localement, figure parmi les alternatives présentées aux pesticides chimiques.
Face aux ravageurs qui menacent leurs cultures, les femmes agricultrices disposent désormais de nouvelles connaissances pour mieux protéger leurs productions. Venues de Ouaké, Natitingou et Copargo, 120 productrices, soit 40 par commune, ont bénéficié d’une formation consacrée à la gestion agroécologique des ravageurs.
Sur le terrain, les pesticides chimiques restent largement utilisés pour protéger les cultures. Mais leur mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences sur la santé des productrices, la qualité des récoltes et des sols, ainsi que sur l’eau et la biodiversité. Dosage inapproprié, mauvaise manipulation et absence de précautions lors de l’application figurent notamment parmi les difficultés observées. Pour répondre à ces préoccupations, les participantes ont été initiées aux principes de l’agroécologie et à plusieurs solutions naturelles. Un accent particulier a été mis sur Hyptis suaveolens, une plante présente dans les zones concernées.
Pendant la phase pratique, les femmes ont participé à la récolte des feuilles, à la préparation de l’extrait aqueux et à son application sur une parcelle test. Une démarche qui leur permet de maîtriser les différentes étapes et de pouvoir reproduire la technique dans leurs propres exploitations. Au-delà des 120 bénéficiaires directes, l’ANaF-Bénin entend favoriser la diffusion de ces connaissances dans les communautés. Chaque participante est appelée à partager les acquis avec les membres de son groupement ou de sa coopérative, conformément aux objectifs du projet Fadab.
Lancé en novembre 2025 par l’ANaF-Bénin avec l’appui de l’Unité GBioS, le projet Fadab est déployé dans l’Atacora et la Donga. Il vise notamment à promouvoir des pratiques agricoles durables, améliorer la fertilité des sols et renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en soutenant les initiatives économiques des femmes.
À travers cette formation, les productrices sont ainsi mieux outillées pour explorer des solutions agroécologiques adaptées à leurs réalités pour protéger leurs cultures des ravageurs et réduire les risques liés à l’usage inapproprié des pesticides chimiques.
Roger OMONDOUN (Stg)




