SECTEUR AGRICOLE AU BÉNIN : Le Top 10 des personnalités qui ont marqué 2025

L’agriculture demeure un pilier stratégique de l’économie béninoise et un vecteur essentiel de la sécurité alimentaire. Chaque année, de nombreux acteurs œuvrent à sa modernisation, à l’amélioration des rendements, à l’inclusion des jeunes agripreneurs, au renforcement de la résilience des exploitations agricoles, à la visibilité des actions qui se mènent dans le secteur et à la promotion et au soutien des acteurs. Pour l’année 2025, le journal Agri Impact a identifié dix personnalités dont les actions ont significativement influencé le secteur, favorisant la visibilité du secteur, l’essor des filières, l’insertion des jeunes et la transformation des pratiques agricoles.
1- Patrice Talon : Vision et leadership stratégique
Le Président de la République, Patrice Talon, occupe la première place pour son rôle déterminant dans la définition d’une vision ambitieuse et la conduite des réformes pour un secteur agricole béninois plus résilient, plus productive et plus prospère. En 2025, sous son impulsion, le gouvernement a poursuivi la modernisation du secteur, soutenant les producteurs, consolidant les filières stratégiques et veillant à la sécurité alimentaire.
Parmi les mesures majeures figure la subvention des engrais, avec 26 milliards de FCFA mobilisés afin de maintenir les prix à un niveau accessible malgré la hausse des coûts internationaux. Cette initiative a permis de sécuriser la campagne agricole et d’améliorer les rendements sur l’ensemble du territoire national. La vision du chef de l’État s’est également traduite par un accent sur la résilience face aux changements climatiques, donnant une orientation durable aux politiques agricoles.
2- Gaston Dossouhoui : Modernisation et adaptation
Le ministre en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, occupe la deuxième place du classement pour son engagement dans la modernisation et l’adaptation du secteur agricole aux défis climatiques. Sous sa supervision, de nombreux programmes ont été mis en œuvre pour soutenir les filières clés, renforcer les capacités des producteurs et encourager l’innovation dans les pratiques culturales. Sa gestion stratégique a permis d’accompagner efficacement la vision présidentielle et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.
3- Nicolas Ahouissoussi : Le FNDA, moteur de financement et de transformation
À la troisième place figure Nicolas Ahouissoussi, à la tête du Fonds National de Développement Agricole (FNDA). En 2025, l’institution a joué un rôle central dans la modernisation du secteur, facilitant l’accès au financement pour les exploitants et investisseurs privés et organisant des ateliers de concertation avec les institutions financières et acteurs agricoles pour lever les obstacles au développement.
Le FNDA a également soutenu l’assurance agricole, supervisé des projets d’infrastructures à Matéri et Cobly, et promu l’insertion des jeunes dans l’agrobusiness grâce à des programmes de formation et des subventions ciblées. La consolidation des partenariats stratégiques avec les acteurs financiers et techniques a permis d’améliorer l’efficacité des interventions et d’accroître la productivité des filières. En 2025, le FNDA s’impose comme un levier essentiel de transformation, générant emploi et création de richesse dans les zones rurales.
4- DJETTA Djoiri Imali Hermann : Gouvernance et structuration institutionnelle
Le président de la Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin (CNA-Bénin), DJETTA Djoiri Imali Hermann, occupe la quatrième position pour son rôle dans le renforcement de la gouvernance et de la structuration du secteur. En 2025, la CNA-Bénin a consolidé ses capacités financières grâce à un complément budgétaire, améliorant son fonctionnement et sa présence sur le terrain.
Considérer comme le bras opérationnel de la réorganisation des faîtières, il a donné le bon exemple de transparence dans la gestion de l’institution dont il a la charge à travers l’adoption de nouveaux outils de gouvernance, tels que des audits internes… La tenue de la deuxième Assemblée générale ordinaire a permis d’évaluer les actions menées et de définir les orientations pour l’avenir. La Chambre a également mené des actions de sensibilisation auprès des producteurs, notamment sur les opportunités de financement disponibles, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux ressources financières des acteurs agricoles.
5- Nicolas Houètohossou : L’information agricole au service du développement
Le Directeur général de Synergie Services et Média, promoteur du journal Agri Impact, Nicolas Houètohossou, occupe la cinquième place pour son rôle dans la diffusion de l’information agricole. En 2025, le journal a impacté une large audience, mettant en lumière les initiatives, les politiques et les innovations dans le secteur. La reconnaissance officielle par la HAAC a marqué une étape majeure pour le journal, renforçant sa crédibilité et son influence dans la promotion non seulement des pratiques agricoles modernes mais aussi des acteurs du secteur.
6-Olivier Krins, directeur de Enabel : Modernisation, promotion des filières prioritaires et résilience du secteur agricole béninois
En 2025, Enabel a renforcé son rôle de partenaire stratégique du secteur agricole béninois à travers des actions ciblées sur la modernisation des filières et l’inclusion économique. L’agence a poursuivi l’appui à la filière ananas, notamment par le financement d’investissements productifs, l’accompagnement des transformateurs et l’introduction de solutions numériques pour la traçabilité et le conseil agricole. Elle a également intensifié ses actions en faveur de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes, en facilitant l’accès au crédit et aux services financiers adaptés au monde rural. En parallèle, Enabel a soutenu la transition vers une agriculture durable, en promouvant des pratiques agroécologiques et des systèmes alimentaires plus résilients face aux changements climatiques. En 2025, ses interventions ont aussi mis l’accent sur la formation des producteurs, la structuration des organisations professionnelles agricoles et le développement de la transformation agroalimentaire, contribuant ainsi à créer de la valeur ajoutée locale et à améliorer durablement les revenus des acteurs du secteur.
Toutes ces actions ont certainement contribué à sa promotion à la tête du Groupe Thématique Agricole (GTA), cadre de concertation stratégique entre le gouvernement et tous les partenaires intervenant dans le secteur agricole.
7- Lawali Sada : Entrepreneuriat agricole et innovation
Le projet EJASA, coordonné par Lawali Sada, a poursuivi en 2025 la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes. Les formations en productions végétale et animale d’agripreneus, soutenus matériellement et financièrement dans les départements de l’Alibori et de l’Atacora frappés de plein fouet par l’extrémisme violant, la gestion durable des sols, l’installation de biodigesteurs et le développement de l’application MaraîchageDigit ont renforcé les capacités des acteurs ruraux. L’initiative Agrichampions Challenge a valorisé l’innovation et l’entrepreneuriat, contribuant ainsi à la création d’emplois et à la sécurité alimentaire dans les zones rurales.
8- BAKO Idrissou : PDI-CVA, moteur des chaînes de valeur
Le Projet de Développement Intégré des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDI-CVA), coordonné par BAKO Idrissou, a marqué l’année 2025 par son impact sur les filières riz et maïs. Le projet, soutenu par la Banque Islamique de Développement et déployé dans seize communes, a intensifié ses actions de mécanisation, de formation et d’insertion des jeunes. La remise d’équipements modernes aux producteurs a permis d’améliorer la productivité, de réduire la pénibilité du travail et de limiter les pertes post-récolte. Le PDI-CVA a également intégré 2 000 jeunes entrepreneurs agricoles, contribuant à créer des emplois durables et à dynamiser les chaînes de valeur céréalières.
9- Éric Renaud : Modernisation et mécanisation
Le Directeur général de la SoNaMA, Éric Renaud, a renforcé la mécanisation agricole à travers plusieurs initiatives en 2025. Des démonstrations d’équipements agricoles, le lancement du coton picker et les formations du programme Azôli ont permis de moderniser les pratiques, d’augmenter les rendements et de former 1 200 jeunes bénéficiaires à la conduite d’engins, l’irrigation et la maintenance.
La SoNaMA a également facilité l’accès aux équipements via le FNDA, renforçant son rôle moteur dans la transformation durable de l’agriculture béninoise.
10- Saka Kina Bio Guéra : Engagé, Proche du terrain et Stratégique
Le ministre conseiller à l’agriculture , Saka Kina Bio Guéra, l’occupant de la dixième place du top, a intensifié ses actions de coordination stratégique en vue de renforcer la mise en œuvre des politiques agricoles au Bénin au titre de l’année 2025 et de les rendre plus visible.
Tout au long de l’année, il a multiplié les visites au contact des producteurs, notamment dans les zones agricoles comme Sakété et Parakou, afin d’apprécier l’évolution de la campagne agricole 2025-2026 et d’échanger directement avec les acteurs des différentes filières. Ces descentes ont permis de recueillir les préoccupations des agriculteurs et d’évaluer l’impact des réformes engagées par le gouvernement.
Le ministre conseiller s’est également illustré par le lancement d’initiatives structurantes, dont un atelier national sur la gestion des programmes agricoles sensibles aux conflits. Cette action vise à prévenir les tensions liées au foncier, à la transhumance et aux effets du changement climatique, tout en renforçant la cohésion sociale en milieu rural.
Par ailleurs, il a apporté son soutien à la formation et à l’initiative privée agricole, à travers des visites d’exploitations modernes et de centres de formation technique, encourageant l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur.
L’année 2025 se révèle ainsi comme une étape majeure pour l’agriculture béninoise, combinant modernisation des systèmes de production, structuration institutionnelle, innovation technologique et autonomisation des acteurs ruraux, en vue d’un développement agricole durable et inclusif.
La Rédaction




