FORMATION AGRICOLE : Dix nouvelles filières ouvertes dans les Lycées Techniques Agricoles pour 2026-2027

Le Gouvernement béninois élargit l’offre de formation professionnelle concernant le secteur agricole. Pour l’année académique 2026-2027, dix nouvelles filières seront ouvertes dans les Lycées Techniques Agricoles du pays, avec pour objectif de former des jeunes aux métiers de l’élevage, de l’aquaculture, des productions végétales et de la valorisation des ressources agricoles. L’annonce a été faite ce Mardi 18 août 2026 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en charge de la Formation technique, à travers un communiqué rendu public.
Ces nouvelles formations conduiront à l’obtention du Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM). Elles couvrent plusieurs domaines considérés comme porteurs pour l’agriculture et l’agroalimentaire.
Dans le domaine de l’élevage, les jeunes pourront notamment se former en aviculture, cuniculture et élevages non conventionnels, avec des compétences en production de volailles et de lapins, mais aussi en élevage d’escargots et d’aulacodes. Une formation en élevage de bovins et de petits ruminants est également proposée, avec un accent sur la production de lait et de viande, la reproduction, l’alimentation et la santé animale. À cela s’ajoute la filière élevage de porcins, qui prépare aux techniques modernes de conduite, de reproduction, d’alimentation et de biosécurité des élevages porcins.
Le secteur aquacole fait également partie des nouvelles orientations. La filière pisciculture et aquaculture doit permettre aux apprenants de maîtriser les techniques d’élevage des poissons, la gestion des plans d’eau, l’alimentation et le contrôle sanitaire. Les diplômés pourront notamment créer ou gérer des fermes piscicoles et des écloseries.
Du côté des productions végétales, plusieurs filières ont été retenues. Il s’agit notamment de l’horticulture vivrière et ornementale, de la production céréalière et légumineuse, ainsi que de la production de racines et tubercules. Ces formations porteront respectivement sur les légumes et plantes ornementales, le maïs, le riz, le soja et le niébé, ainsi que sur le manioc, l’igname, la patate douce, la pomme de terre et le taro.
La formation s’étend aussi aux cultures destinées aux chaînes de valeur industrielles. La filière production de plantes à fibres et textiles permettra aux apprenants de se former notamment sur le coton et d’autres fibres naturelles, depuis les techniques culturales jusqu’à leur traitement et leur valorisation.
Les ressources forestières et les cultures pérennes ne sont pas en reste. Une formation en arboriculture fruitière, forestière et produits forestiers non ligneux vise à renforcer les compétences dans la production fruitière, la reforestation et la gestion durable des ressources forestières. La filière palmier à huile et cocotier complète cette offre avec des enseignements consacrés à la production, à l’entretien et à la transformation de ces cultures.
À travers ces dix filières, les autorités veulent rapprocher davantage la formation professionnelle des besoins du secteur agricole. Les différents parcours s’alignent sur les offres du supérieur,. notamment à l’université nationale d’agriculture et doivent permettre aux jeunes de se préparer aussi bien à l’emploi salarié qu’à l’entrepreneuriat et à l’auto-emploi, à travers la création et la gestion d’exploitations agricoles, d’élevages, de fermes piscicoles, de pépinières ou encore d’unités de transformation.
Selon le ministère, cette nouvelle offre doit contribuer à renforcer l’employabilité des jeunes, soutenir la sécurité alimentaire et accompagner la transformation et la professionnalisation du secteur agricole au Bénin.
Les parents et les jeunes sont ainsi invités à s’informer sur les conditions d’accès aux différentes formations et à choisir une filière en fonction de leurs aptitudes et de leurs projets professionnels.
Nadjahatou BAGUIRI




