COP 17 : La restauration des terres au cœur des échanges

Le 17 août 2026, à Oulan-Bator, la COP 17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification place une question essentielle au cœur de l’agenda international : comment restaurer les terres dégradées et renforcer la résilience des populations face à la sécheresse ? Cette session a pour objectif de favoriser le stockage du carbone et l’adaptation des zones arides, de convaincre les États et le secteur privé d’investir massivement dans la santé des sols, de lutter contre les sécheresses répétées et de renforcer la sécurité alimentaire mondiale en accélérant la restauration des terres dégradées de la planète.
Restaurer la terre, c’est restaurer les moyens de subsistance. Restaurer les moyens de subsistance, c’est restaurer l’espoir. Cette restauration est importante car, derrière chaque hectare de terre restaurée, il y a potentiellement une famille mieux protégée, un agriculteur plus résilient, un éleveur mieux accompagné et une communauté moins vulnérable. Cette restauration des terres est d’une grande importance pour les pays du Sahel où la dégradation des terres touche directement l’agriculture, l’élevage, les ressources en eau, la sécurité alimentaire et les revenus des communautés rurales.
Dès lors, les défis seront l’amélioration de la gestion de l’eau, la restauration de la fertilité et de la santé des sols, la préservation des parcours pastoraux, la protection de la biodiversité, le renforcement de la productivité et des revenus des producteurs, la mobilisation de la recherche et des innovations adaptées, et enfin la facilitation de l’accès aux financements pour les initiatives locales. Il faut noter que cette COP vise principalement à orienter l’agriculture vers des modèles durables pour garantir la sécurité alimentaire et faire face aux sécheresses. Pour ce faire, les subventions aux pratiques agricoles destructrices des sols seront supprimées, les systèmes d’irrigation seront améliorés et les cultures résistantes à la sécheresse seront diffusées.
À travers cette COP 17, l’UNESCO confirme son engagement à protéger les sols en vue de favoriser l’essor de l’agriculture mondiale.
Arsène HOUNTON (Stg)




