TOURNÉE DE SUIVI DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2026-2027: Le ministre Adin Yeton Bloukounon Goubalan sur le terrain et dans les champs

Le suivi de la campagne agricole 2026-2027 entamé depuis quelques jours se poursuit sur le terrain. Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, accompagné des cadres du ministère, des responsables à divers niveaux des faîtières et des acteurs des différentes filières ont effectué, le mercredi 9 septembre 2026 dans les communes de Banikoara et de Sinendé une descente dans les champs. Cette descente a permis de constater l’évolution des cultures et d’échanger directement avec les producteurs sur les difficultés qui pourraient affecter la campagne.
À Banikoara, la délégation s’est rendue dans plusieurs exploitations consacrées notamment au coton, au maïs et au riz. Dans l’exploitation d’Inoussa Moussa, membre de la coopérative Godu, le producteur a présenté ses différentes spéculations. Il exploite notamment une trentaine d’hectares de coton, une dizaine d’hectares de maïs, trois hectares de riz, un hectare de sorgho ainsi qu’une parcelle de sésame.
La visite a également été l’occasion pour le ministre de rappeler certaines mesures prises par le gouvernement en faveur des producteurs. Parmi celles-ci figure la prime spécifique de 10 FCFA par kilogramme de coton, conditionnée à l’atteinte de l’objectif national de 700 000 tonnes. « C’est un dispositif de protection sociale du producteur. Mais il y a un élément aussi qui concerne le coton. Le gouvernement vous a lancé un défi. Le défi de faire 700 000 tonnes », a déclaré Adin Yéton Bloukounon Goubalan.
Les producteurs, de leur côté, ont exposé plusieurs difficultés. Le président de la Fédération nationale des producteurs de coton (FN-CVPC), Gani Badou Tamou, a notamment évoqué l’irrégularité des pluies enregistrée en ce début du mois de septembre. « Ce qui nous décourage le plus à l’heure où nous sommes, dans ce mois de septembre, la pluie ne vient pas », a-t-il relevé. Il a également plaidé pour une réduction du coût des intrants, notamment les engrais et les pesticides. Les TDL coton, la dégradation de certaines pistes rurales et la hausse des prix de cession des intrants agricoles ont été portés à l’attention de la délégation comme difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs.
L’état de certaines pistes inquiète particulièrement les producteurs, en raison des difficultés qu’il pourrait entraîner dans l’évacuation des récoltes.
En réponse, le ministre a assuré que le gouvernement travaille sur plusieurs leviers pour améliorer les conditions de production et d’écoulement des produits agricoles. Il a notamment évoqué les dispositifs d’irrigation ainsi que les dispositions prises pour permettre l’achat des excédents de production. « Le chef de l’État a déployé le mécanisme pour que la SODAPA ait les ressources financières nécessaires pour acheter tout excédent de riz, tout excédent de soja, tout excédent de maïs pour que les récoltes ne restent plus dans les mains des producteurs », a-t-il affirmé.
Après Banikoara, la délégation a poursuivi sa mission à Sinendé. Le ministre de l’Agriculture et le ministre-conseiller à l’agriculture y ont rencontré d’autres producteurs et visité des exploitations, notamment de coton et de soja. Cette étape a permis de poursuivre le suivi de l’évolution des cultures et de recueillir les observations des acteurs sur les conditions de la campagne.
Cette tournée de terrain se poursuivra dans d’autres départements, notamment la Donga, les Collines et le Zou. Elle vise à rapprocher davantage les responsables du secteur agricole des réalités des exploitations et à identifier, avec les producteurs sur place, les difficultés nécessitant des réponses urgentes pour garantir le bon déroulement de la campagne.
Nadjahatou BAGUIRI




