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RELANCE DE LA PRODUCTION DE RIZ ET DE BLÉ AU BURKINA FASO : 600 hectares de terre irrigués à Douna

Dans la commune de Douna, province de la Léraba, l’aménagement d’un périmètre irrigué de 600 hectares doit permettre à 1 400 exploitants de produire toute l’année. L’infrastructure, équipée d’un important réseau hydraulique et de pistes agricoles, ouvre de nouvelles perspectives pour le riz et le blé tout en renforçant la résilience de la production face aux aléas pluviométriques.

À une dizaine de kilomètres de Sindou, la disponibilité de l’eau doit désormais permettre de mieux valoriser les terres agricoles de Douna. Parmi les investissements réalisés au cours de la quatrième année de la Révolution progressiste populaire figure l’aménagement de ce vaste périmètre irrigué, destiné à réduire la dépendance des producteurs aux seules précipitations et à favoriser une utilisation plus régulière des terres.
Le site est organisé en 2 340 parcelles, qui seront exploitées par 1 400 producteurs. Son système d’irrigation repose sur un réseau de 4 kilomètres de canal primaire, auquel s’ajoutent 12 kilomètres de canaux secondaires et 6 kilomètres de canaux tertiaires. L’aménagement comprend également 18 kilomètres de digues de protection et 42 kilomètres de pistes, destinées à faciliter l’accès aux différentes parcelles.

À ces infrastructures s’ajoutent des magasins de stockage pour améliorer la conservation des récoltes. L’ensemble doit ainsi agir sur plusieurs maillons de la production, depuis l’accès à l’eau jusqu’au stockage, en passant par la circulation des producteurs et des produits agricoles.

Le riz occupe une place centrale dans les projections. Le périmètre pourrait produire jusqu’à 3 153 tonnes lors de la campagne humide, avec une quantité équivalente attendue en campagne sèche. À cette production s’ajouteraient environ 1 051 tonnes de blé durant la campagne sèche. Le potentiel annuel annoncé s’élève ainsi à environ 7 357 tonnes.

Au-delà de ces volumes, l’irrigation offre aux exploitants la possibilité de diversifier leurs cultures et d’intensifier leur production. Elle peut également contribuer à renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux irrégularités des pluies, en donnant aux producteurs une plus grande maîtrise de l’eau.

La mise en place des infrastructures ne constitue toutefois qu’une première étape. La pleine valorisation des 600 hectares dépendra également de l’accès des exploitants aux équipements, aux semences, aux intrants, aux financements et à l’accompagnement technique nécessaires à la conduite des différentes campagnes.

La transformation et la commercialisation constitueront également des enjeux importants. Une meilleure organisation de ces maillons pourrait permettre de réduire les pertes, d’améliorer la valorisation des récoltes et d’accroître les revenus des producteurs.

Moudachirou ALIOU

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