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AMÉLIORATION DE LA COMPÉTITIVITÉ FU LOCAL BÉNINOIS: Le RIZAO mise sur le dialogue avec tous les acteurs‎


‎Les 26 et 27 octobre 2026, les acteurs de la filière rizicole béninoise se sont réunis pour réfléchir aux solutions à apporter aux difficultés de commercialisation et de compétitivité du riz local béninois. Organisée dans le cadre du Programme Riz pour l’Afrique de l’Ouest (RIZAO), avec l’appui technique d’AfricaRice et le soutien de la Fondation Mastercard, cette concertation vise à renforcer le dialogue entre les professionnels de la filière et les pouvoirs publics.
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‎Plusieurs préoccupations liées au développement de la riziculture au Bénin ont été abordées. Au-delà de la production, les échanges ont porté sur l’accès aux marchés, la transformation, le financement, la mécanisation et l’organisation de la commercialisation. À travers son sixième pilier, le RIZAO entend contribuer à la mise en place d’un environnement institutionnel favorable au développement de la chaîne de valeur rizicole.
Pour Madeleine Lafia Mora, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, ces préoccupations rejoignent les orientations de la Stratégie nationale de développement de la riziculture de deuxième génération, qui couvrait la période 2019-2025. Celle-ci accordait une place à l’amélioration de la productivité, à la compétitivité du riz local et au renforcement du cadre institutionnel de la filière.

‎Du côté des acteurs, les difficultés d’écoulement des productions restent une préoccupation. Augustine Agnanrin, présidente de l’Union des femmes étuveuses de riz des Collines, a notamment évoqué les difficultés d’accès au marché institutionnel. Elle représente 1 515 femmes transformatrices dont les capacités de production se heurtent encore à l’insuffisance des débouchés commerciaux. Arouna Bossou, producteur de riz, a pour sa part plaidé pour des actions en faveur de la mécanisation des espaces rizicoles et une meilleure organisation de la commercialisation. Ces différentes préoccupations ont alimenté les discussions autour des achats institutionnels, du financement des transformateurs, de la fiscalité et de l’organisation du marché des semences.

‎Au-delà des difficultés soulevées, le programme entend faire de la concertation un moyen de définition des actions concrètes avec les institutions compétentes. Selon Aminou Arouna, représentant d’AfricaRice, RIZAO ambitionne d’améliorer la production et la productivité rizicoles, tout en favorisant l’emploi des jeunes. À l’horizon 2029, le programme vise la création de 441 000 emplois au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo.
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‎Pour Barthélémy Bognon, représentant de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) Bénin, les femmes, les jeunes et l’ensemble des acteurs doivent être associés aux solutions envisagées. L’interprofession réaffirme ainsi sa disponibilité à travailler avec les pouvoirs publics et les partenaires pour améliorer les conditions de développement de la filière.
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‎La dynamique de concertation devrait également se poursuivre à l’échelle régionale. Une rencontre est annoncée du 25 au 27 janvier 2027 à M’Bé, en Côte d’Ivoire. Elle devra contribuer à la mise en place d’un réseau fonctionnel des interprofessions rizicoles de l’espace UEMOA, regroupant les huit pays concernés par le processus. Ce cadre permettra notamment de faciliter le partage d’expériences et l’élaboration de positions communes.
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‎À travers cette démarche, le RIZAO entend également promouvoir une filière inclusive, en accordant une place aux femmes, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La réussite de cette initiative dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs à transformer les préoccupations exprimées en engagements suivis d’actions concrètes.
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‎Roger OMONDOUN
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