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LE COTON EN AFRIQUE DE L’OUEST: Une filière en quête de résilience face aux chocs climatiques

Le coton ouest-africain évolue dans un environnement de plus en plus contraignant, marqué par des chocs climatiques récurrents qui fragilisent les rendements. Cette situation continue de souligner la nécessité d’adapter les systèmes de production et de renforcer la productivité afin de préserver les revenus des producteurs.

C’est dans ce contexte que s’est tenue à Lomé, la capitale togolaise, la 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), organisée par la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT). L’événement, qui a réuni près de 250 acteurs de la filière venus de huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, s’est achevé sur des échanges axés sur la campagne 2025-2026, les avancées de la recherche et les perspectives d’amélioration des rendements.

Les discussions ont mis en évidence une filière toujours sous pression. Au Togo, la production cotonnière a été affectée ces dernières années par les changements climatiques, la pression parasitaire et la dégradation des sols. Malgré ces contraintes, des améliorations sont notées, avec des rendements qui ont progressé d’environ 800 kg à près d’une tonne à l’hectare. Cette évolution est attribuée à une meilleure disponibilité des intrants, à la cartographie des sols et à l’adoption de techniques culturales plus adaptées.

Les politiques de soutien, notamment la stabilisation des prix du coton graine et des engrais, ont également contribué à cette dynamique.Cadre de coordination régionale, le PR-PICA a permis aux chercheurs, producteurs et industriels de faire le point sur les innovations et de partager des stratégies communes face aux défis de la filière. Les participants ont toutefois insisté sur la persistance des difficultés liées aux ravageurs, notamment les infestations d’aleurodes et de jassides, responsables de pertes importantes dans plusieurs pays depuis 2022.

Les recommandations issues de cette rencontre portent notamment sur le renforcement de la recherche variétale, l’amélioration de la fertilité des sols et l’introduction de nouvelles solutions phytosanitaires. L’enjeu reste de consolider la compétitivité du coton africain tout en améliorant durablement les revenus des producteurs.

Moudachirou ALIOU

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