PLUIE TORRENTIELLE DANS L’ALIBORI : Près de 1000 ha de champs emportés par les eaux, des producteurs en larmes.

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Le vendredi 26 août 2022, restera comme une journée noire pour les agriculteurs des communes de Malanville et Kandi dans le département de l’Alibori. Suite à une pluie torrentielle qui a duré des heures, plusieurs de ces paysans ont en effet vu leurs champs emportés par les eaux. Au total, près de mille hectares de superficies de champs de coton, de cultures vivrières et autres sont dévastés par cette pluie de grêle, laissant les victimes dans la douleur et l’émoi.

Par L. Sébastien DOFFA

C’est l’effort de plusieurs mois voire de toute une année qui s’est écroulé l’instant d’une pluie ce vendredi, 26 août 2022. Dans le village d’Alfakouara et dans plusieurs autres localités des communes de Kandi et Malanville, les dégâts sont énormes après cette pluie torrentielle. On parle d’environ 1000 hectares de champs, toutes spéculations confondues, qui sont entièrement dévastés suite à la furie des eaux. Selon les informations recueillies sur le terrain, cette pluie suivie de vent violent et de grêles qui a commencé aux environs de 16h et demi, a duré environ quatre heures d’horloge détruisant derrière elle des champs de maïs, de soja, de coton, de niébé, de sorgho et autres. Voilà, la situation bouleversante qui a mis les producteurs, à titre individuel ou en coopérative en larmes. Les sinistrés, la mort dans l’âme, ont informé les structures faîtières du monde agricole qui n’ont pas croisé les bras. « Pas seulement quelques-uns, l’ensemble de ceux-là dont les champs ont été dévastés, nous les avons rencontrés tous, les larmes dans les yeux », a confié Souaïbou Gambari, Secrétaire exécutif de la Fédération nationale des coopératives villageoises de producteurs de coton (Fn Cvpc), sur les ondes de Fraternité Fm. Ce responsable de faîtière explique avoir été dépassé, tout comme les agriculteurs sinistrés par l’ampleur des dégâts. « On n’a pas pu supporter également, l’émotion était tellement vive parce concernant les champs de coton, les différents intrants ont été déjà appliqués sur le terrain », a-t-il raconté, expliquant être allé sur le terrain avec sa délégation pour remonter le moral aux producteurs sinistrés en leur donnant de sages conseils. Sans doute, cette situation sonne comme un coup de massue sur la tête des producteurs surtout les producteurs de coton qui s’étaient donnés des objectifs depuis le début de la campagne. « Forcément, parce qu’on parle de 528 ha de champs de coton dévastés. Cela aura un impact négatif dans le rendement que nous espérons dans le département de l’Alibori », a fait remarquer Souaïbou Gambari. Il faut préciser que cette pluie de grêles n’a pas aussi épargné les petits animaux domestiques et sauvages, les habitations et forêts. Mais en attendant les chiffres exacts liés aux dégâts grâce à une mission d’experts géomètres dépêchée sur le terrain à cet effet, cette situation vient remettre sur la table la question de la maîtrise des exploitations agricoles au Bénin à l’aune des caprices du changement climatique.

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