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PASTORALISME ET GESTION DES ESPACES RURAUX : Le Togo revoit sa stratégie de transhumance

Le Togo poursuit la modernisation de sa politique de transhumance, un enjeu crucial pour apaiser les tensions entre agriculteurs et éleveurs, stabiliser les territoires ruraux et préserver les ressources naturelles. Dans ce contexte, deux ateliers de pré-validation du Plan de gestion de la transhumance (PGT) 2026-2030 se sont déroulés 24 et 25 novembre à Dapaong et à Tsévié, selon l’Agence togolaise de presse.

Ces rencontres, organisées dans le cadre du Programme de coopération technique de la FAO, ont pour objectif d’examiner et d’amender la version révisée du PGT adopté en 2014. L’enjeu est d’adapter ce dispositif aux nouveaux défis de recrudescence des conflits liés au foncier, pressions climatiques, modification des routes pastorales et évolutions socio-économiques.

À Dapaong, les acteurs locaux, les services techniques et les autorités administratives ont passé en revue les réalités du terrain et formulé des recommandations pour étoffer le document. Le représentant du ministère de l’Agriculture, le Dr Lamboni Matéyendou, a mis en avant les réformes déjà engagées telles que l’aménagement de zones pastorales, la délimitation de couloirs de transhumance, la mise en place de zones dédiées à la production bovine. Autant d’actions visant à favoriser une meilleure cohabitation entre éleveurs et agriculteurs.

À Tsévié, l’expert des filières animales de la FAO, Kohoe Yawovi, a rappelé la nécessité d’une mise à jour en profondeur du dispositif. Selon lui, le futur PGT doit intégrer les enjeux institutionnels, environnementaux et sécuritaires actuels afin de garantir une transhumance « apaisée et durable ». L’organisation onusienne accompagne également l’élaboration d’une politique nationale de déclaration foncière et d’un projet de zone de production bovine à Namiélé.

La démarche participative se poursuivra dans les régions de Kara, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé pour tenir compte de l’ensemble des réalités du pays. Le document final servira de cadre national pour réguler les flux pastoraux, prévenir les conflits et renforcer la sécurité des populations rurales.

Moudachirou ALIOU

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