Célébration de la 7ème Journée Mondiale des Sols : Le ProSol/GIZ œuvre pour la gestion durable des terres au Bénin

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Le projet Protection et réhabilitation des Sols (ProSol) de la coopération allemande GIZ a mobilisé diverses couches de la population et différents acteurs des sciences du sol à l’occasion de la célébration de la 7ème journée mondiale des sols. Autorités politico-administratives des départements du Borgou, enseignants-chercheurs de nos universités, étudiants ; surtout des facultés d’agronomies et d’agriculture du Bénin, beaucoup d’autres curieux et invités ont pris place à la salle 22 de l’Université de Parakou ayant servi de cadre à cette célébration essentiellement faite de communications sur les problématiques de la protection des sols…

Par Daouda BONI

«Empêchons l’érosion des sols, protégeons notre avenir », c’est le thème de la journée mondiale des sols 2019 et c’est autour de ce même thème que le Projet ProSol/GIZ a sensibilisé la communauté universitaire de Parakou et certaines populations bien ciblées. Agissant au nom du doyen de la faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, Dr. Samadori S. Honoré Biaou a précisé que la cérémonie a pour objectif de sensibiliser le public sur l’importance du maintien d’écosystèmes sains pour le bien-être humain et vise aussi à encourager les uns et les autres à s’engager activement pour l’amélioration de la santé des sols. Pour lui, le sol est une ressource fondamentale pour la production et un élément essentiel de l’environnement naturel. « Le sol produit, contient et accumule tous les éléments nécessaires à la vie des plantes et de nombreux cycles biologiques » souligne l’agronome avant de réitérer l’engagement de sa faculté à dresser les problèmes majeurs de développement liés à la gestion des terres. Le représentant du Chargé de Programme ProSol/GIZ; Monsieur Karim Mien, est revenu à son tour sur l’importance du choix de la thématique principale en précisant que selon le rapport pays du Bénin de la Convention Cadre des Nations Unies, environ 62% des terres béninoises sont dégradées entre 2000 et 2010 alors même que les facteurs anthropiques favorisant la situation ne cessent de s’empirer et qu’environ 90% des terres dans les départements du Borgou, de l’Alibori et du Zou ont un niveau de fertilité faible à très faible, du fait surtout des mauvaises pratiques agricoles . Il urge à cet effet d’agir le plus vite possible pour changer la donne et assurer une parfaite bonne santé à nos sols dira-t-il. Le constat fait à partir des recherches nécessite d’agir donc en urgence pour restaurer les terres d’une part et d’autre part apprendre aux acteurs en particulier et à tout le monde en général les bonnes pratiques qui sauvegardent les sols. En effet, « ProSol en collaboration avec l’Institut national des recherches agronomiques au Bénin (Inrab) a commandité une étude sur l’état de fertilité des sols dans 17 communes des quatre départements du Bénin à savoir le Zou, les Collines, le Borgou et l’Alibori en 2016 » va-t-il expliquer.A l’en croire, parmi les causes de la dégradation des terres et de la baisse de la fertilité des sols se trouve aussi et considérablement l’érosion des terres. Cette érosion distinguée en deux catégories selon les experts peut être hydrique ou éolienne et constitue une grande menace pour les producteurs et les éleveurs. Une autre recherche du Groupe de travail de la neutralité de dégradation des terres commanditée par le ministère de cadre de vie et du développement durable en 2017, et qui n’est pas non plus l’unième au Bénin démontre que 19% des terres béninoises sont dégradées et nécessitent une attention particulière. C’est ce qui donne d’ailleurs au thème retenu par la communauté internationale tout son pesant d’or : « Empêchons l’érosion des sols, protégeons l’avenir ». Loin de paraître comme un simple événement, le Chargé de Programme de ProSol/GIZ a indiqué que leur participation à cette Journée au Bénin est un signal fort de la bonne santé de la coopération Bénino-Allemende au service des politiques agricoles et du développement en général : « Le Projet ProSol réaffirme sa disponibilité à toute forme de collaboration avec l’Université de Parakou afin de mieux gérer les terres agricoles au Bénin » a rassuré Karim Mien. Un engagement salué par le Préfet du Borgou par la voix de son secrétaire général, Sanni Bayè qui soutient que l’administration préfectorale du Borgou ne ménagera aucun effort dans l’accomplissement de cette tâche commune. Pour mémoire, cette solennité de discours d’engagement et de détermination à combattre l’érosion sous toutes ses formes a cédé place aux panels de communications sur les activités anthropiques et érosions des sols au Bénin. La thématique des changements climatiques et les questions de la gestion intégrée de la fertilité des sols ont également retenu l’attention du public.

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