EXPORTATION DU CAFÉ : l’Ouganda mise sur la Turquie pour élargir ses débouchés

Deuxième source de recettes d’exportation de l’Ouganda après l’or, le café occupe une place stratégique dans l’économie nationale. Face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, Kampala intensifie ses efforts pour conquérir de nouveaux marchés et renforcer la visibilité de son café à l’international.
Dans cette dynamique, le ministère ougandais de l’Agriculture a conclu un partenariat stratégique avec l’entreprise turque Kafe Kavil, spécialisée dans l’approvisionnement et la distribution de café. L’accord vise à promouvoir les exportations de café ougandais en Turquie tout en créant de nouvelles opportunités commerciales pour les acteurs de la filière.
Le partenariat a été officiellement présenté à Ankara lors d’une séance de dégustation et de rencontres d’affaires organisée conjointement par l’ambassade d’Ouganda en Turquie et Kafe Kavil. L’événement a réuni plusieurs professionnels du secteur, notamment des importateurs, torréfacteurs et investisseurs venus découvrir les variétés Arabica et Robusta produites en Ouganda.
Pour les autorités ougandaises, cette coopération marque une étape importante dans la stratégie de diversification des marchés d’exportation. « L’Ouganda renforce sa présence sur les marchés émergents grâce à des partenariats favorisant un contact direct entre producteurs, acheteurs et consommateurs », a indiqué Aacha Mary Orikiriza, représentante du ministère de l’Agriculture.
Le choix de la Turquie n’est pas anodin. Le marché turc du café connaît une forte croissance ces dernières années. Selon les données de Trade Map, les importations de café du pays sont passées de 413 millions de dollars en 2022 à 909 millions de dollars en 2025.
Actuellement dominé par le Brésil, ce marché offre toutefois des perspectives intéressantes pour l’Ouganda, qui ne représente encore qu’environ 2 % des importations turques de café. Kampala espère ainsi réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés traditionnels comme l’Union européenne et accroître davantage ses revenus d’exportation, déjà estimés à 2,2 milliards de dollars sur l’exercice 2024/2025.
Moudachirou ALIOU




