KENYA : Le FIDA finance la résilience climatique pour 263,8 millions $

Face à l’intensification des risques climatiques, le Kenya accélère ses investissements dans la résilience. Le gouvernement a lancé, vendredi 17 juillet 2026, le Programme intégré de gestion des ressources naturelles (INReMP).
Dotée de 34,1 milliards de shillings (263,8 millions de dollars), cette initiative vise à restaurer les écosystèmes dégradés, améliorer la gestion de l’eau et renforcer la sécurité alimentaire dans dix comtés de l’ouest du pays.
Soutenu par le Fonds international de développement agricole (FIDA), le programme bénéficiera à plus de deux millions de personnes, réparties dans plus de 407 000 ménages ruraux vulnérables.
L’INReMP mettra l’accent sur la gestion durable des terres, la protection des ressources naturelles et l’amélioration de la productivité agricole.
Lors de la cérémonie de lancement, le Premier ministre Musalia Mudavadi a souligné que cet investissement contribuera à accroître les revenus des ménages ruraux, créer des emplois et renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
« Il s’agit d’une nouvelle étape importante vers la construction d’un Kenya garantissant la sécurité alimentaire, résilient face au changement climatique et prospère pour les générations actuelles et futures », a-t-il déclaré.
Le lancement du programme intervient dans un contexte climatique particulièrement préoccupant. Le Kenya fait face à une multiplication des épisodes de sécheresse dans les zones arides et semi-arides, tandis que les fortes pluies provoquent régulièrement des inondations et des glissements de terrain.
Selon le Comité international de secours (IRC), la probabilité que le phénomène El Niño se prolonge jusqu’à la fin de l’année 2026 est estimée entre 80 % et 82 %. Cette situation fait craindre une recrudescence des catastrophes naturelles dans les prochains mois.
Pour mieux anticiper ces risques, le gouvernement a adopté une Feuille de route d’action anticipée 2024-2029 et renforcé sa coopération avec plusieurs partenaires techniques, notamment le Centre de prévision et d’application du climat de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
Parallèlement, le Kenya poursuit ses engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique. Le pays prévoit de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici 2035 par rapport au scénario de référence, soit une diminution de 75,25 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone.
Moudachirou ALIOU




