INNONDATION DANS L’OUÉMÉ : Plus de 52 000 tonnes de produits agricoles perdues

Les inondations enregistrées dans le département de l’Ouémé ont occasionné d’importantes pertes agricoles. Plus de 52 000 tonnes de produits agricoles ont été détruites, selon les données présentées le vendredi 9 octobre 2026 à Porto-Novo, lors de la revue trimestrielle du secteur agricole. Ces chiffres, rapportés par Nasuba Infos, ont été attribués à Marcel Adjokpo, responsable du suivi-évaluation à la Direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (DDAEP) de l’Ouémé.
Ce bilan met en évidence les conséquences des inondations sur les activités agricoles dans le département. Au-delà des quantités de produits perdues, ces dégâts représentent un manque à gagner pour les producteurs, dont les investissements et plusieurs mois de travail peuvent être compromis. Ils pourraient également fragiliser les revenus des ménages agricoles et leur sécurité alimentaire.
Face à ces pertes, la prévention des risques climatiques apparaît comme un enjeu majeur pour la préservation de la production agricole. L’utilisation des prévisions météorologiques et des systèmes d’alerte précoce pourrait permettre aux producteurs de mieux anticiper les risques. La planification des cultures en fonction des zones exposées aux inondations, l’amélioration du drainage et la mise en place d’aménagements adaptés constituent également des pistes pour limiter les dégâts.
Par ailleurs, le renforcement des mécanismes de protection financière, notamment l’épargne, le crédit adapté et l’assurance agricole lorsqu’elle est accessible, pourrait contribuer à réduire la vulnérabilité des exploitations face aux catastrophes climatiques.
Pour mieux orienter les interventions, la précision des données relatives aux cultures touchées, aux superficies sinistrées, aux zones affectées et à la valeur économique des pertes reste importante. Ces informations permettraient de mieux cibler les mesures de prévention et les appuis aux producteurs.
Ce bilan relance ainsi la question de la résilience des exploitations agricoles face aux aléas climatiques dans l’Ouémé. Au-delà de la production, la capacité à préserver les récoltes et les moyens de subsistance des agriculteurs constitue un défi majeur pour le secteur agricole.
Nadjahatou BAGUIRI




