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‎CAMPAGNE AGRICOLE 2025-2026 : Des résultats encourageants malgré une fin de saison marquée par la sécheresse‎

‎La campagne agricole 2025-2026 au Bénin se déroule dans un contexte climatique contrasté. Malgré un déficit pluviométrique observé en fin d’année 2025, les performances agricoles restent globalement satisfaisantes grâce à des conditions agro-météorologiques favorables durant les phases essentielles de développement des cultures.

‎Selon le Bulletin d’information et d’alerte précoce sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Biap-San) de décembre 2025, les principales spéculations vivrières et de rente ont pu atteindre leur maturité. Les récoltes et la commercialisation se poursuivent dans l’ensemble des zones agricoles du pays.

‎Le mois de décembre 2025 a été particulièrement marqué par une faible pluviométrie sur toute l’étendue du territoire national. Les précipitations se sont raréfiées progressivement, notamment avec l’installation de l’harmattan dans les régions septentrionales. Les relevés météorologiques indiquent des hauteurs d’eau faibles dans le Sud et quasiment inexistantes dans le Centre et le Nord, confirmant un déficit par rapport aux normales climatologiques de la période 1991-2020.

‎Malgré cette situation, l’état global des cultures demeure satisfaisant. Les conditions climatiques enregistrées au cours des différentes phases phénologiques ont permis aux cultures d’atteindre un bon niveau de maturation. Dans les régions méridionales et centrales, les cultures vivrières comme le maïs, l’arachide et le niébé sont majoritairement au stade de récolte. Les productions maraîchères, notamment dans la vallée de l’Ouémé, présentent quant à elles des niveaux de développement variables.

‎Une dynamique agricole maintenue

‎Dans la partie septentrionale du pays, les cultures de rente et vivrières telles que le coton, le riz, le soja et le maïs sont également arrivées à maturité, avec un démarrage effectif des récoltes. Les producteurs se consacrent activement à la collecte et à la commercialisation des graines de coton, du soja, du maïs et de l’arachide, ainsi qu’à la vente de l’igname et d’autres produits agricoles.

‎Dans le Sud et le Centre, les exploitants agricoles poursuivent la récolte des racines et tubercules, notamment le manioc et la patate douce, tout en développant la transformation du manioc en produits dérivés. Par ailleurs, les activités d’entretien des cultures pérennes, l’élevage de proximité, la pêche et la pisciculture contribuent à diversifier les sources de revenus des ménages ruraux.

‎Sur les marchés agricoles, l’évolution des prix reste contrastée selon les localités. Certaines denrées de base, notamment le maïs, le gari et le niébé, enregistrent des baisses sur certains marchés, mais connaissent des hausses dans d’autres zones, traduisant les disparités liées à l’offre, à la demande et aux circuits de commercialisation. Le prix moyen national du maïs s’établit à 155 francs CFA le kilogramme. Le gari se négocie en moyenne à 311 francs CFA le kilogramme, tandis que le niébé blanc atteint 545 francs CFA le kilogramme. Le riz local, quant à lui, connaît une tendance haussière sur plusieurs marchés, dépassant parfois sa moyenne des cinq dernières années.

‎Malgré des diminutions observées en variation annuelle pour certains produits, les niveaux de prix demeurent élevés dans plusieurs localités, ce qui pourrait affecter l’accessibilité alimentaire des ménages les plus vulnérables.


‎Olivia LIMA

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