BURKINA FASO : Le barrage de Goulouré renaît pour soutenir l’agriculture et la sécurité alimentaire.

La maîtrise de l’eau constitue un enjeu majeur pour le développement agricole au Burkina Faso. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a officiellement procédé, le samedi 1er août 2026, à la mise en eau du barrage de Goulouré, vingt-huit ans après sa destruction. Véritable infrastructure hydroagricole, l’ouvrage devrait renforcer l’irrigation, soutenir les activités agricoles et pastorales et contribuer à la sécurité alimentaire du pays.
Reconstruit en seulement neuf mois par l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH), le barrage a été entièrement financé par le budget de l’État au titre de l’exercice 2025. Sa remise en service marque le retour d’une infrastructure stratégique, longtemps attendue par les populations de Goulouré et des localités environnantes.
Au-delà de sa reconstruction, l’ouvrage a bénéficié d’une modernisation importante. Sa capacité de stockage est passée de 80 000 m³ à 1 023 000 m³ d’eau, multipliant considérablement son potentiel de mobilisation des ressources hydriques. Le nouveau barrage comprend également une digue de 1 144 mètres, un déversoir-radier de 140 mètres ainsi que plusieurs aménagements destinés à améliorer son exploitation et sa durabilité.
Les autorités burkinabè estiment que cette infrastructure jouera un rôle déterminant dans le développement du secteur agricole. Le barrage permettra l’aménagement d’un périmètre irrigué de 20 hectares, offrant aux producteurs la possibilité de développer les cultures de contre-saison, le maraîchage, la pisciculture et les activités d’élevage. Une disponibilité accrue en eau devrait également améliorer les rendements agricoles, diversifier les productions et renforcer les revenus des exploitants, en particulier ceux des jeunes et des femmes.
La remise en eau du barrage s’inscrit dans la politique nationale de renforcement des infrastructures hydroagricoles, engagée pour faire face aux effets du changement climatique. En développant les capacités de stockage et de mobilisation de l’eau, le Burkina Faso entend réduire la dépendance de son agriculture aux précipitations, sécuriser les campagnes agricoles et améliorer durablement la sécurité alimentaire.
Moudachirou ALIOU




