Agri-Actu

LUTTE CONTRE LA PESTE DES PETITS RUMINANTS AU BÉNIN : Une campagne de vaccination lancée à Tchaourou

Le jeudi 3 septembre 2026, une campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (Ppr) a été officiellement lancée à Bokouséra, dans la commune de Tchaourou. Initiée dans le cadre du Projet d’appui aux initiatives du secteur de l’élevage et à la cohésion sociale (PAIE-COSO), avec l’appui financier de la Coopération suisse, cette opération vise à protéger les moutons et les chèvres contre la maladie et à réduire les pertes économiques subies par les éleveurs.

‎Pour marquer le lancement de la campagne, 85 moutons ont été vaccinés à Bokouséra. L’opération bénéficie notamment de l’accompagnement du Haut-Commissariat à la sédentarisation des éleveurs, qui entend renforcer le volet santé animale dans les actions menées en faveur du secteur de l’élevage.‎

‎Selon le docteur Adamou Mama Sambo, cet accompagnement répond à la nécessité de mieux prévenir les conséquences de la maladie sur les troupeaux. « On a prévu une ligne pour pouvoir accompagner également le volet santé animale. Et c’est dans ce cadre que nous sommes ici ce matin pour la vaccination de la peste des petits ruminants », a-t-il expliqué. Il rappelle que la Ppr peut provoquer d’importantes pertes au sein des communautés, alors que la vaccination constitue un moyen efficace de contrôle. La campagne repose également sur la participation des éleveurs. Chaque animal vacciné nécessite une contribution de 50 francs CFA de la part de son propriétaire. Une participation jugée accessible par les responsables du secteur, au regard de l’importance économique des petits ruminants pour les ménages.‎

‎Pour Aziz Agossou Sena, représentant du ministère en charge de l’élevage, les moutons et les chèvres représentent bien plus qu’un simple cheptel. « Le petit ruminant est donc plus qu’un animal, il est parfois le compte bancaire du pauvre, l’assurance du ménage vulnérable et le capital de la femme rurale », a-t-il souligné. La vente d’un animal permet notamment à certaines familles de faire face aux dépenses de santé, de scolarité ou à d’autres urgences.

‎Pour toucher le maximum d’éleveurs, les autorités misent sur une organisation participative. Le directeur de l’Élevage, professeur Yarou Kakpo, précise que les mandataires à la base sont chargés d’organiser les opérations avec l’appui des directions départementales de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Au niveau national, la coordination assure notamment la mise à disposition des vaccins.

‎Du côté des éleveurs, la mobilisation est déjà annoncée. Ezeckiel Amon, responsable des éleveurs de la commune de Tchaourou, s’engage à sensibiliser ses pairs afin qu’ils présentent leurs animaux aux équipes de vaccination. Pour lui, la contribution de 50 francs CFA par animal ne devrait pas constituer un obstacle à la participation.

‎‎À travers cette campagne, les autorités espèrent renforcer la protection du cheptel et limiter les conséquences de la peste des petits ruminants sur les moyens de subsistance des communautés. Sa réussite dépendra toutefois de la mobilisation des éleveurs et de leur adhésion effective aux opérations de vaccination.

‎‎Roger OMONDOUN (Stg)

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page