PRODUCTION COTONNIÈRE AU BÉNIN : Bientôt des citernes d’eau pour sécuriser les champs

La maîtrise de l’eau devient un nouvel axe de soutien à la production cotonnière au Bénin. Lors d’une tournée effectuée du 9 au 12 septembre 2026 dans plusieurs bassins cotonniers, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, a annoncé l’installation prochaine d’un million de citernes d’eau dans les zones cotonnières du pays. L’objectif affiché est de permettre aux producteurs de disposer de réserves d’eau pour mieux faire face aux périodes de déficit pluviométrique. Cette annonce intervient dans un contexte difficile pour la filière. La production nationale de coton a enregistré deux baisses consécutives, avec un recul de 26 % au cours de la campagne 2024-2025, suivi d’une nouvelle diminution de 16,3 % en 2025-2026. Malgré cette contraction, le coton conserve une importance majeure dans l’économie du pays.
Pour apprécier la situation sur le terrain, en pleine campagne agricole, le ministre et des responsables de son département ministériel se sont rendus dans sept bassins cotonniers, notamment Banikoara, Sinendé, Ouassa-Péhunco, Djougou, Savalou, Glazoué et Djidja. Les échanges avec les producteurs ont porté principalement sur l’évolution des cultures et les difficultés rencontrées.
Parmi les préoccupations soulevées figure l’irrégularité des pluies. Les producteurs évoquent des poches de sécheresse susceptibles d’affecter le développement des plants et, par conséquent, les rendements. À cette contrainte climatique s’ajoutent les préoccupations liées à la qualité des semences et à l’encadrement agricole.
Dans ce contexte, les citernes sont présentées comme un moyen de renforcer la capacité des exploitations à stocker de l’eau. L’idée est de permettre aux producteurs de disposer de réserves pendant les périodes sèches et de limiter les pertes liées aux interruptions de pluie.
Toutefois, plusieurs détails restent à préciser. Le ministère n’a pas encore indiqué le calendrier de déploiement, le mécanisme de financement du programme ni les critères qui permettront de déterminer les exploitations bénéficiaires. Leur clarification sera déterminante pour mesurer la portée réelle de cette initiative destinée à renforcer la résilience de la filière cotonnière face aux aléas climatiques.
Moudachirou ALIOU




