GESTION DES TERRES AGRICOLES: Le PAIE renforce les capacités de 420 producteurs

Le Programme d’Appui aux Initiatives dans le Secteur de l’Élevage et à la Cohésion Sociale (Paie) a lancé, le 27 octobre 2026, des formations en gestion durable des terres au profit de 420 agriculteurs et agro-éleveurs. L’initiative vise à renforcer les pratiques de restauration des sols et à améliorer la gestion des ressources naturelles dans les sept nouveaux Gah-Kèssè du programme.
Les deux premières sessions de formation ont démarré simultanément à Bouca, dans la commune de Kalalé, et à Gnémasson, dans la commune de Péhunco. Au total, 60 producteurs seront formés dans chacun des sept Gah-Kèssè, à raison de deux jours de formation par session.
Les participants seront outillés sur plusieurs techniques, notamment la conservation des eaux et des sols, la restauration des pâturages dégradés, la gestion de la fertilité des sols, la production de fumure organique et l’agroforesterie. Les formations reposent sur des échanges d’expériences, des travaux de groupe et des démonstrations pratiques sur le terrain.
L’initiative entend également renforcer les complémentarités entre agriculture et élevage. Il s’agit notamment de valoriser les résidus agricoles et les déjections animales pour produire de la fumure organique, d’améliorer la disponibilité du fourrage et de favoriser une gestion concertée des ressources naturelles.
Coordonné par le Haut-Commissariat à la sédentarisation des éleveurs de ruminants (HCSE) et financé par la Coopération Suisse au Bénin, le PAIE accompagne aussi la réalisation d’infrastructures agropastorales, dont des forages, des espaces fourragers et des aménagements pour sécuriser les couloirs de passage du bétail.
L’efficacité de cette initiative dépendra toutefois de l’application des techniques apprises, de l’entretien des infrastructures et de l’implication de toutes les communautés concernées.
Littéralement « nouveau campement » en Bariba et en Peul, "Gah Kêssê" est un modèle de gestion agropastorale en expérimentation au Bénin depuis 2022, avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ. Il vise à favoriser la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs, notamment par la sédentarisation volontaire des agro-éleveurs, l’aménagement d’espaces dédiés aux cultures et au pâturage, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau pour le bétail.
Expérimenté notamment à Tchatchou et à Bembéréké, dans le département du Borgou, ce dispositif entend contribuer à la réduction des conflits liés à l’utilisation des terres et des ressources pastorales.
Nadjahatou BAGUIRI




