PROGRAMME AZÔLI : 1 000 jeunes tirés au sort pour développer l’aviculture au Bénin

L’opération aviculture du programme Azôli franchit une nouvelle étape ce jeudi 13 août 2026 à Toviklin. Mille jeunes sont retenus après tirage au sort pour bénéficier de l’accompagnement de l’État. Ils bénéficieront de formations ainsi que d’un appui en équipements et en financement pour démarrer ou renforcer leurs activités avicoles.
Le tirage au sort des milles jeunes intervient après l’étude des candidatures, qui a permis d’identifier plus de 16 600 jeunes éligibles suivant les critères de sélection sur près de 22 000 candidatures enregistrées.
Face à cet effectif pléthorique des candidats et les places disponibles, la méthode de sélection par tirage au sort a été retenue afin de garantir une sélection équitable.
Plusieurs critères ont été pris en compte pour ce tirage, notamment la représentativité des communes, la parité entre hommes et femmes et le caractère vulnérable des bénéficiaires. Chaque commune doit compter au moins trois à cinq bénéficiaires, tandis que 40 % des jeunes présélectionnés sont réellement issus de zones vulnérables.
Pour Urbain Stanislas Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et coordonnateur du programme Azoli, le tirage au sort permet surtout d’éviter les soupçons de favoritisme. « Plus de 21 000 jeunes béninois se sont intéressés à l’initiative 1 000 jeunes dans l’aviculture, dont plus de 16 600 étaient éligibles. Nous n’en avions besoin que de 1 000. Comment sélectionner 1 000 dans 16 000 sans créer de frustration, sans être soupçonné de favoritisme ? », dira-t-il pour justifier le choix de la méthode de sélection par tirage au sort.
L’accompagnement prévu doit leur permettre de mettre en place et d’accroître leur production avicole, et, à terme, de contribuer à réduire la dépendance du Bénin vis-à-vis des importations de volailles.
Pour la mise en œuvre de cette initiative, le gouvernement a mobilisé plus de 17 milliards Francs CFA avec l’appui de la Banque mondiale. Pour Urbain Stanislas Amégbédji, la réussite de cette première cohorte sera déterminante pour la poursuite du programme. « Selon le succès que nous aurons avec cette première cohorte, nous aurons le courage d’aller vers le gouvernement pour mobiliser de nouveaux financements pour continuer », indique-t-il.
Désormais, le défi est de transformer cette sélection en résultats concrets sur le terrain. Formation, équipements, financement et suivi devront permettre aux 1 000 jeunes de développer leurs activités et d’accroître durablement la production avicole nationale.
Vu l’effectif des demandeurs, de nouvelles sélections s’avèrent nécessaires. Mais seule la réussite de cette première cohorte pourrait ouvrir la voie à la mobilisation de nouveaux financements et à l’intégration de d’autres vagues de bénéficiaires.
Nadjahatou BAGUIRI




