TOURNÉE DU MINISTRE DE L’AGRICULTURE DE L’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE : Gaston Dossouhoui explique aux sojaculteurs les intentions du gouvernement

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‹‹ Le caïman ne trouble pas son marigot. Combien de paysans ont vendu leurs productions et le gouvernement leur a prélevé des impôts ? Jamais! ››. Ce sont là les premiers mots de clarification du Ministre Gaston Dossouhoui, de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche du Bénin face aux sojaculteurs des communes de Nikki et de Banikoara les 13 et 14 avril dernier. Il poursuit : ‹‹ Mais pour produire, il faut de l’engrais. Seulement, l’engrais est de plus en plus cher sur le marché international. Si on doit céder l’engrais aux producteurs au prix normal, ils ne peuvent l’acheter. Le Gouvernement a subventionné l’engrais pour céder le sac à 14.000 FCFA au lieu de 28.000 FCFA. Et cet argent qui a servi à assurer cette subvention, a été mobilisé grâce aux cotonculteurs, aux égreneurs et au Gouvernement. Cela a coûté au bas mot 55 milliards ›› renseigne le Ministre sur la question des subventions. Il en a profité pour aborder le sujet des prochaines campagnes agricoles et l’instauration de redevances sur certaines productions agricoles exportables. Selon lui, ‹‹ pour la prochaine campagne agricole, ce serait encore le cas. L’engrais est toujours cher. Mais il faut trouver cet argent quelque part. C’est ce qui justifie la mise en place d’un mécanisme pour prendre les redevances sur des productions exportées et transformées ailleurs. La situation de non redevance profite uniquement aux exportateurs et aux pays où ces productions sont transformées, au détriment des braves producteurs béninois et à notre pays. La deuxième raison qui fonde l’instauration des redevances, c’est que nos productions transformées ailleurs créent des emplois et des valeurs ajoutées ailleurs. Qui perd ? Ce sont les producteurs béninois et le Bénin ›› a expliqué le Ministre aux producteurs qui ont répondu à l’appel. ‹‹
On dit qu’on fait la guerre au soja au profit du coton. Mais ce que beaucoup ignore, c’est le coton qui génère plus de ressources aux caisses publiques. Plusieurs dizaines de milliards. Mieux, on ne peut encourager la mono culture, car elle est dangereuse. La mono culture est un cancer pour la productivité et détruit les sols. Il est indispensable de faire de la rotation culturale. Donc, dire que nous faisons la guerre au soja au profit du coton, c’est faux ››. Ainsi s’est expliqué Gaston Dossouhoui, Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche du Bénin face aux producteurs notamment les sojaculteurs.
Il faut rappeler que c’est suite au face-à-face du président Patrice Talon avec les producteurs agricoles du Bénin, en date du 11 avril dernier, que le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche a été instruit par le Chef de l’État pour entamer une tournée aux fins de rencontrer les producteurs notamment les sojaculteurs dans toutes les communes du Bénin, pour faire la lumière sur les grandes décisions prises à ladite rencontre et les ambitions du gouvernement à leur venir en aide. Les producteurs sont massivement sortis pour écouter le ministère et dire leur satisfaction au président Patrice Talon. Pour eux, c’est un grand soulagement, car l’argent du soja permet de prendre rapidement en charge certaines charges dont la scolarité des enfants ont-ils fait savoir.
Pour rappel, les sojaculteurs ont estimé entre 150.000 et 182.500 tonnes de soja invendus lors de leur rencontre dernière avec le président de la République. Mais face à toutes leurs plaintes Patrice Talon a décidé de fixer le prix du soja dégradé à 250f/kg, le prix du soja conventionnel à 270/kg et celui du soja biologique à 370f/kg.

J-L.E

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