BÉNIN: ACTIVITÉS DE MARAÎCHAGE A PARAKOU

0 1 147

. Les légumes au premier plan
. Les maraîchers entre diverses fortunes

La ville de Parakou au Bénin regorge de nombreux maraîchers. Ces derniers en ces temps de pluies, comme en saison sèche, priorisent la culture des légumes au détriment d’autres. Aussi se retrouvent-ils confronter à d’énormes difficultés, dans l’exercice de leurs activités. Néanmoins, ils tiennent bon.

Taïrou Ougnéro est jardinier à Wansirou, un quartier populeux de Parakou, disposant de quelques cours d’eaux et de marigot. Comme nombreux de ses collègues de la ville, il privilégie la culture des légumes tels que la vernonia et le basilic. Il a opté pour ces types de légumes car, ceux-ci résisteraient à toutes sortes d’intempéries et à toutes les saisons. ‹‹ La vernonia et le basilic sont les légumes les plus demandés par les clients et on peut les récolter plusieurs fois au cours de l’année et même en saison sèche ››, affirme t-il. Tout comme Taïrou, Raïssa TAMA N’GOYE préfère cultiver elle aussi des légumes dans son jardin. Mais, contrairement à Taïrou, elle cultive, l’amarante, le tchayo et le gboman. Pour elle, peu importe la saison, ces légumes peuvent être toujours cultivés. ‹‹ Même s’il ne pleut pas, l’amarante, le gboman, le tchayo sont faciles à cultiver et, ce sont aussi des légumes fréquemment demandés sur le marché›› renseigne-t-elle.
A l’opposé de Taïrou et de Raïssa qui s’adonnent seulement à la culture des légumes les plus demandés sur le marché et en toutes saisons, sur toute l’année, ceux qui sont installés au sein des bas-fonds préfèrent s’adonner à la culture du maïs. A les en croire, ce choix est dû à l’inondation à laquelle, ils sont confrontés en saison pluvieuse. ‹‹Actuellement, c’est le maïs qu’on fait jusqu’à la fin des pluies. Lorsque la pluie commence, la laitue ainsi que les autres légumes sont arrêtés d’être cultivés››, confirme Djamila LAFIA rencontrée dans un bas-fond d’Amanwignon à Parakou.
Que ça soit dans les bas-fonds ou sur la terre ferme, la plupart des maraîchers de Parakou font face à d’énormes difficultés dans la conduite de leurs activités de jardinage, gagne-pain pour la plupart.

Des difficultés rencontrées…

Les difficultés rencontrés par les maraîchers de Parakou sont de toutes sortes, et varient d’un jardinier à un autre. Djamila LAFIA déplore de son côté l’abondance des eaux qui emportent ses cultures en saison pluvieuse. « L’abondance d’eaux dans les bas-fonds conduit à la perte de nombreuses semailles », confie-t-elle. Taïrou OUGNÉRO est également dérangé par les eaux de pluie. Mais à la différence de Djamila, il lie son problème au manque de moyens financiers pour élever le niveau de ses planches et butes. « Je n’ai pas les moyens financiers nécessaires pour la construction de hautes planches pour les semailles comme la laitue », expose-t-il, tout désespéré. Raïssa TAMA N’GOYE, en revanche, fait face aux insectes envahisseur et destructeur. Selon elle, il en existe de plusieurs sortes, qui profitent des périodes de pluies pour faire leur apparition. ‹‹ il y a les vers qui percent les feuilles, les vers qui plient les feuilles et d’autres encore qui rendent jaune les légumes ››, explique-t-elle.
En dépit de toutes ces contraintes auquelles font face les jardiniers de Parakou au Bénin, ceux-ci ne désespèrent point et continuent bon gré, mal gré de s’adonner à leurs activités de maraîchage.
Il s’avère nécessaire que les autorités communales, les structures intervenants dans le domaine agricole, notamment les services déconcentrés, les projets et programmes du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche du Bénin, volent au secours de ces jardiniers qui fournissent le marché en légumes de tout genre. Il faut rappeler que les légumes regorgent de nombreux bienfaits pour la santé humaine. Ils sont extrêmement riches en fibres, en vitamines et minéraux. Ils sont réputés et connus pour leur rôle protecteur dans la lutte et la prévention contre plusieurs maladies. Par conséquent, ils sont indispensables dans l’alimentation des hommes, et il urge donc de maintenir leur disponibilité et leur accessibilité.

Madeleine TAMA N’GOYE & Nadjahatou BAGUIRI (Stgs) Contact : 95795555

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.