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SOUTIEN DE L’ARCEP AHINANDJE AU SECTEUR AGROALIMENTAIRE : 15 000 femmes agripreneuses bientôt renforcées

Le Bénin et la coopération canadienne franchissent une nouvelle étape dans l’accompagnement des femmes entrepreneures agricoles. Le mardi 25 novembre 2025 à Cotonou, le Comité directeur stratégique du projet d’Accroissement de la résilience climatique et économique des petites entreprises agroalimentaires dirigées par les femmes, Arcep Ahinadjè, a été officiellement installé à cet effet, pour un programme de six ans, qui couvrira tout le territoire national.

Ce dispositif vise à renforcer la résilience de quinze mille femmes, dont six mille âgées de 35 ans et moins. Elles recevront des techniques pour améliorer leurs rendements, moderniser leurs équipements et faire face aux effets du climat. Le projet interviendra dans plusieurs filières à fort potentiel économique, notamment le soja, l’ananas, le maraîchage et d’autres chaînes de valeur agricoles.

Pour le gouvernement, l’enjeu est clair. « Au Bénin, les femmes représentent une force économique incontestable. Elles sont au cœur des chaînes de valeurs agricoles, elles innovent, elles entreprennent et elles portent, souvent seules, le poids de la résilience familiale », a indiqué Tété Hervé Nani, directeur de cabinet du ministère de la Microfinance. Il souligne cependant les obstacles persistants que sont l’accès difficile au financement, les limites technologiques, les produits parfois non conformes aux normes et l’exposition accrue aux chocs climatiques.

La coopération canadienne partage les mêmes préoccupations. « Aujourd’hui, notre ambition va au-delà du renforcement du système. Il s’agit de s’assurer que ce système réponde pleinement aux besoins et réalités des entrepreneurs béninois », a déclaré Evelyne Dabiré, cheffe de coopération. Pour le Canada, soutenir les femmes entrepreneures s’inscrit dans une stratégie visant une croissance durable et inclusive.
Patrick Cyr, directeur principal développement, rappelle que le programme vise la production, la transformation et la commercialisation. Selon lui, « quand on parle de commercialisation, on peut penser à établir des ponts, notamment étrangers à l’international ».

Les bénéficiaires seront sélectionnées d’ici fin décembre. Arcep Ahinadjè entend ainsi soutenir l’émergence d’un entrepreneuriat féminin plus robuste, plus compétitif et capable de résister aux effets du changement climatique.

Nadjahatou BAGUIRI

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