REVALORISATION DE LA FILIÈRE PALMIER À HUILE AU BÉNIN : Le gouvernement donne un coup de pouce aux pépiniéristes

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Le gouvernement béninois a décidé à coup de mesures diverses de restaurer la croissance économique. Les filières agricoles se trouvent au coeur de ces mesures, et le palmier à huile encore plus. Cet arbre trésor ayant perdu entre-temps sa valeur est en cours de relance. Les structures du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche sont sur le terrain pour en faire le constat le niveau d’avancement des tâches. Il s’agit d’une mission conjointe de suivi des pépinières de production des plants de palmier à huile. Ceci en prélude au lancement de la campagne de plantation du palmier à huile pour le compte de l’année 2024.

Pour cette mission, c’est la direction de l’agence territoriale de développement agricole du plateau qui abrite le centre de recherche Agricole sur les plantes pérennes. Elle travaille en collaboration avec la structure chargée des questions de certification et de mobilisation pour mettre en œuvre et transformer en action concrète la vision du gouvernement. A cet effet, pour la production, les pépiniéristes sélectionnés ont bénéficié de l’appui du gouvernement.Il s’agit de la mise en place d’un dispositif d’arrosage et d’irrigation ; d’une subvention à hauteur de 50% des plants du palmier à huile ; de la mise en place d’unités mobiles de prestation de services pour aider les producteurs à faire certaines opérations spécifiques comme la récolte par exemple et la subvention des intrants spécifiques. Par ailleurs, tout commence par la production des semences assurée par le centre de recherche Agricole des plantes pérennes, un des huit centres de recherche de l’institut national des recherches agricoles du Bénin. Le centre a pour mission de gérer les technologies pour le développement de la filières palmier à huile.

Selon Hervé Aholoukpe directeur du centre de recherche agricole des plantes pérenées, un travail se fait déjà sur le terrain avec les pépiniéristes. « Pour la production des semences, nous avons des champs semenciers qui portent des palmiers parents que nous utilisons pour produire ces semences. Et ces semences en termes de graine de palmier à huile que nous faisons germer sont mises à la disposition des pépiniéristes que nous avions formés. Les graines germées sont utilisées par eux pour produire des plants » affirme t-il.

François Noukpo zounkou, pépiniériste agréé affirme ceci: «Nous avons reçu des formations, des matériels de travail tels que des brouettes. J’en ai reçu pour faciliter l’arrosage. Tout ça grâce à l’appui du gouvernement ». A en croire Madeleine Lafia directrice générale de l’agence territoriale de développement agricole du plateau, des centres de stockage au profit des groupements sont en train d’être mis en place pour accompagner le travail qui se fait dans le secteur du palmier à huile. «Nous avons mis en place des équipements modernes au niveau d’un certain nombre d’unités de transformation pour améliorer le taux d’extraction de l’huile et la qualité de l’huile, et renforcer la capacité des acteurs en termes du nombre de productions» a-t-il fait savoir.

PEMA Alfred (Stg)

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