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INONDATION DU SITE MARAÎCHER DE SÈMÈ-KPODJI : Les cultures sous l’eau et les maraichers en détresse


‎Les producteurs du site maraîcher de Sèmè-Kpodji ont retrouvé leurs cultures sous l’eau à la suite des nombreuses pluies qui s’abattent sur la partie méridionale du pays depuis quelques jours. Dépassés par cette situation imprévisible, les maraichers sont face à une impasse et ne savent à quels saints se vouer.


‎La pluie est un phénomène naturel ambigu. Sa présence est indispensable, mais son abondance constitue aussi une nuisance pour les productions agricoles. C’est le dernier cas que vivent les maraichers de Sème-Kpodji qui ont su jour au lendemain leurs cultures totalement englouties.
Face à cette situation de force majeure, les producteurs maraichers, acculés, n’ont d’autre choix que de procéder à des récoltes prématurées, afin de sauver quelque peu leur investissement. Quelques uns expriment leur détresse. Christian Ahissou, maraîcher, dit: « Cette pluie est venue dévaster mon champ. Cela fait à peine deux mois et une semaine que mes carottes sont en train de pousser. Je n’ai plus le choix. Je suis en train de les arracher. »
‎De son côté, Luc Affodoté, maraîcher, confie : « Vraiment, ça nous fait tellement mal. Je me sens déprimé. Comme je ne suis pas le seul, je m’encourage moi-même et j’encourage les autres collègues ».
‎Pout Isaac Agbanou, c’est totalement le désespoir : « C’est une faillite totale. Pour d’autres cultures comme les choux, dont la maturité est encore prévue dans environ un mois, on ne peut plus rien récupérer. Environ trois quarts (3/4) de nos cultures sont actuellement sous l’eau ».

‎Face à ce triste spectacle, les larmes des maraîchers de Sèmè-Kpodji se mêlent aux eaux stagnantes sur leurs parcelles de production.
Plus que de simples pertes financières, c’est le fruit de longs mois de labeur et d’espoir qui s’évapore ainsi, rappelant avec brutalité la vulnérabilité de notre agriculture face aux dérèglements climatiques

‎Arsène HOUNTON (Stg)

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