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RDC : Le piment et le cacao, de nouvelles opportunités d’exportation vers la Chine

La République démocratique du Congo veut accélérer la transformation de son agriculture en un véritable moteur de croissance économique. Dans un pays où les exportations restent encore largement dominées par le secteur minier et les hydrocarbures, le développement des filières agricoles apparaît comme une priorité pour diversifier les sources de revenus et renforcer la place du pays sur les marchés internationaux.

Avec un secteur agricole qui contribue à environ 8 % du produit intérieur brut (PIB) et emploie près de 59 % de la population active, la RDC dispose d’un important potentiel encore largement inexploité. Parmi les filières identifiées comme porteuses par les autorités du pays figurent notamment le piment sec et le cacao, deux produits qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives commerciales avec la Chine.

Selon Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur, les opportunités offertes par le marché chinois pourraient permettre à la RDC de générer plus de 500 millions de dollars de valeur commerciale annuelle grâce à l’exportation de 180 000 tonnes de piment sec et de 50 000 tonnes de cacao par an.

Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement veut renforcer l’organisation de la filière piment, encore peu structurée sur le plan commercial. Les autorités encouragent notamment la création d’une Fédération nationale des producteurs et exportateurs de piment sec, l’identification des principaux bassins de production ainsi que le regroupement des acteurs en coopératives.

L’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) accompagne cette dynamique à travers la mise en place d’une « Task Force piments ». Cette équipe d’experts a pour mission d’identifier les contraintes de la filière, de proposer des solutions adaptées et de préparer les producteurs congolais aux exigences des marchés internationaux.

Au-delà du piment et du cacao, Kinshasa entend développer plusieurs chaînes de valeur agricoles afin de réduire sa dépendance aux ressources extractives. Avec l’appui de partenaires internationaux, notamment dans le financement des producteurs, le pays cherche à positionner ses produits agricoles sur des marchés comme la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore les Émirats arabes unis.

Cette stratégie traduit une volonté de faire de l’agriculture un pilier de diversification économique et un levier de création d’emplois et de richesses pour la population congolaise.

Moudachirou ALIOU

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