Et maintenant, tous à la terre !

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Le monde entier traverse une crise économique. À l’origine, la pandémie de la Covid 19 et la guerre Russo-ukrainienne. Une situation qui a engendré la cherté de la vie avec la montée en flèche des coûts des produits de grande consommation. Mon pays le Bénin n’est pas épargné. Alors que le gouvernement ne croise pas les bras face à cette situation, il y a un constat qui saute à l’œil. C’est désormais un engouement assez remarquable des béninois pour les activités agricoles : fonctionnaires d’État travailleurs du secteur privé, artisans, tout corps de métier confondus, tous ont trouvé que l’une des solutions pour apporter une réponse à la crise actuelle, c’est de retourner à la terre.
Ainsi, d’aucuns de mes compatriotes développent leur plan de résilience. Si cette option est hautement salutaire, je pense que mes concitoyens peuvent encore aller plus loin. L’expérience de la période révolutionnaire est là et devrait édifier les uns et les autres.
Mais est-il besoin aujourd’hui que l’activité agricole soit encore imposée à tous? Mieux encore, à l’heure où l’agriculture est le maître mot des gouvernants au sommet de mon pays, tout le monde ne devrait-il pas s’ y adonner ? A mon humble avis, pas besoin de soutenir qu’il y a de bonnes raisons qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.
Dans mon pays où l’État a signé désormais son retour dans le secteur industriel, l’activité agricole est même nécessaire pour permettre aux industries de disposer de matières premières. Bien entendu à l’échelle commerciale. En plus, elle est l’une des solutions idoines au chômage des jeunes en même temps qu’elle permet au pays de bâtir une économie plus diversifiée, dynamique, solide et résiliente.
La terre ne ment pas, dit-on. A raison, tous les pays qui ont tiré leur épingle du jeu sur la passionnante mais légitime voie du développement ont logé l’agriculture au cœur de leur priorité. Faire de mon pays une puissance régionale grâce à l’agriculture, ce n’est pas chose impossible, tel que le vise le gouvernement Talon. Mais je suis convaincu que ce qui paraît impossible, c’est de le faire sans l’accompagnement du plus grand nombre. D’ailleurs, n’est-il pas juste de la part de mes compatriotes de comprendre que seule l’agriculture permettra à l’Afrique y compris mon pays de cesser d’importer encore du céréale ? C’est ce que je crois.

Par Steve G.

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