Cultiver en symbiose avec l’environnement !

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C’est un secret de Polichinelle que l’agriculture aujourd’hui est affectée par l’utilisation massive des engrais chimiques, pesticides et autres fertilisants agricoles. Les conséquences des fertilisants chimiques et autres produits de synthèse sur l’environnement, l’écosystème, l’alimentation et la santé des populations sont énormes. Des ONG qui ont mené des recherches sur la question n’ont de cesse d’attirer l’attention des producteurs et des pouvoirs publics sur les impacts négatifs de l’usage massif de ces produits dans des pratiques culturales. Selon les experts, chaque année plus de 140 millions de tonne d’engrais chimiques sont déversés dans le monde. A cela, s’ajoutent des millions de tonne de pesticide. Bon an mal an, mon pays est-il épargné ? Malgré cette situation, alarmante pour ma part, les comportements des producteurs agricoles et des politiques agricoles surtout à l’échelle nationale sont loin de changer. Mieux, la situation va de mal en pire. Toutes les superficies emblavées n’échappent pas à l’utilisation massive de pesticides et de fertilisants chimiques.
Si les performances dans le secteur agricole ces dernières décennies au Bénin semblent assez intéressantes, l’emploi exacerbé des produits chimiques interpelle plus d’un et appelle à un changement de modèle. La preuve, ils sont nombreux ces producteurs agricoles qui se plaignent de l’appauvrissement des sols. Et leurs plaintes concernent également la cherté de ces produits. La dernière actualité l’a révélé avec la guerre Russo-ukrainienne. C’est avec la mort dans l’âme que j’apprends de milliers de maux dont développent, près qu’au quotidien, mes compatriotes et autres citoyens du monde du fait de la consommation des denrées alimentaires sorties d’une agriculture fortement dépendante des produits chimiques. A mon avis, les acteurs du monde agricole n’ont-ils pas donc de légitimes raisons de reconstruire une autre image de l’agriculture ? N’ont-ils pas un champ large d’options ?
Alors pour cultiver en symbiose avec l’environnement tout en maintenant le rythme de notre agriculture devenue de nos jours industrielle, un changement de paradigme s’impose. Dans le respect du Sol, il faudrait que nous trouvions une alternative rapide parce que d’ici là, nous risquons de ne pas pouvoir cultiver sur nos sols en appliquant les engrais chimiques et autres fertilisants. La nécessité est ni plus ni moins d’aller vers l’engrais organique, le composte, les engrais liquide pour leurs énormes avantages pour le sol. Pour autant, ceux-ci permettront d’éviter à coup sûr de tomber dans le piège de la dégradation complète des sols.
Il est même possible de faire de la culture intensive et d’engranger de bons rendements avec de l’engrais bio. Mais en amont, cette probabilité exige certains paramètres. Nous avons déjà un atout avec des entreprises qui le produisent sur place. Selon les spécialistes, pour y arriver des efforts sont nécessaires dans la promotion de ce type d’engrais. Toutefois, au regard de la situation actuelle là-dessus, observe-t-on des mesures incitatives à l’utilisation de l’engrais bio ? Ne serait-il pas également une autre réponse à la cherté et à la disponibilité des engrais chimiques ?
En clair, il est grand temps d’encourager nos producteurs, les entrepreneurs agricoles à faire désormais une agriculture plus intelligente, plus raisonnable et respectueuse de l’environnement. Je rappelle que mon pays a ratifié nombre de conventions relatives à la protection de l’environnement pour plusieurs raisons. Et pour les respecter, je réaffirme que l’agriculture doit être reconstruite autour de l’agroécologie. Ainsi, la responsabilité à juste titre des acteurs est plus qu’en jeu. D’ailleurs, cela ne va-t-il pas de l’avenir des générations actuelles et futures ?

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Par Steve G.

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