INFRASTRUCTURES RURALES AU GHANA : La Banque mondiale accorde 500 millions USD pour désenclaver les zones agricoles

Le Ghana renforce sa stratégie de modernisation des infrastructures routières avec un nouvel appui financier de la Banque mondiale. Le Projet d’accès aux marchés et de connectivité du Ghana (GMACP) vient en effet d’obtenir un financement de 500 millions USD destiné à améliorer les routes rurales et à soutenir les chaînes de valeur agricoles.
Cette initiative s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à renforcer le maillage routier national, notamment dans les zones rurales où les infrastructures restent insuffisantes. Selon la Banque mondiale, la dégradation des routes et le manque d’entretien constituent depuis plusieurs années un frein majeur au développement économique des campagnes. Les difficultés d’accès aux marchés augmentent les coûts de transport et favorisent d’importantes pertes post-récolte pour les producteurs agricoles.
Prévu sur une période de cinq ans, le projet permettra la réhabilitation et l’entretien de plus de 1 000 kilomètres de routes rurales dans plusieurs régions stratégiques du pays, notamment le Haut-Ouest, le Nord, la Savane, l’Oti, la Volta, l’Est, l’Ashanti, le Bono et l’Ouest. Ces localités représentent d’importants bassins de production agricole, notamment pour le maïs, le riz, l’igname et le manioc.
À terme, les autorités ghanéennes espèrent améliorer l’accessibilité des zones ciblées en toute saison, renforcer les chaînes d’approvisionnement et créer de nouvelles opportunités économiques pour les communautés rurales. Le projet devrait également contribuer à la réduction des pertes post-récolte et à une meilleure disponibilité des denrées alimentaires sur le marché intérieur.
Ce financement vient compléter le programme gouvernemental « Big Push », destiné à accélérer les investissements dans les infrastructures.
Pour l’exercice 2026, le Ghana prévoit d’investir près de 30,8 milliards de cedis, soit environ 2,6 milliards USD, dans la construction et la réhabilitation des routes nationales, régionales et rurales ainsi que dans le développement de corridors transfrontaliers stratégiques pour l’intégration économique sous-régionale.
Moudachirou ALIOU




