Eustache SOGNONVI, un gestionnaire ami des champs

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S’investir dans l’entrepreneuriat est aujourd’hui la nouvelle option pour gagner sa vie hors des bureaux.  Eustache SOGNONVI, financier de formation l’a très tôt compris en se tournant vers les fermes pour bâtir sa fortune. A travers ce portrait, SOGNONVI nous fait découvrir ses débuts et sa réussite au prix des sacrifices.

Par Bernice GBENAKPON

Il est un passionné de la terre, mais le chemin tracé par ses parents ne lui a pas permis de faire des études en agronomie. Eustache Sognonvi, âgé aujourd’hui de 35 ans, père de trois enfants, est titulaire d’une Licence Professionnelle en Gestion des Entreprises. Il y a quatre ans, ce financier de formation s’est lancé dans la production végétale et animale parallèlement à sa fonction de directeur financier du bureau de Parakou d’un groupe de presses au Bénin. Ainsi, sur son site de 35 hectares situé à Parc 7 dans la commune de Tchaourou, dont il exploite actuellement 15 ha, il y produit du manioc, du maïs et fait également de l’élevage de canard et de lapins. En plus de cela, il pratique la production de contre saison (tomate et piment) sur un autre site d’un hectare et demi à Sebou, un village de la commune de Tchaourou. Pour assurer les travaux de ses champs, vu que sa fonction ne lui permet pas d’être présent sur son site, il a opté pour «le système nigérian ». Ce qui consiste à établir un contrat annuel avec des ouvriers qu’il faut nourrir et loger. A la fin du contrat ces derniers reçoivent une moto neuve ou un montant équivalent. Mais cette responsabilisation ne l’empêche guère de se rendre chaque weekend dans ses champs. Il peut aussi compter sur sa famille.

L’aide familiale au service de la vision…

En dehors de ses ouvriers, monsieur Eustache SOGNONVI peut fortement compter sur ses enfants qui lui sont d’une grande utilité. Avec tous, il partage sa conception qu’il décline simplement : « pour réussir dans l’entreprenariat agricole, il faut le suivi ». Car dans cette activité particulièrement, les difficultés ne manquent pas. Comme toute entreprise, il fait face à certains problèmes liés surtout au maintien et à la conservation des plants qui sont très souvent détruits par les animaux en transhumance. D’après sa courte expérience dans sa ferme, il croit dur comme fer désormais que l’agriculture peut nourrir son homme. Et cela, de très loin. Pour preuve, de ses confessions, ses revenus dans le domaine agricole (sur quatre ans) sont largement supérieurs à ce qu’il a pu toucher dans l’administration au cours de la même période. Son chiffre d’affaires annuel est estimé à 6 millions. Son souvenir le plus marquant est sa production de la saison 2017 duquel il a pu s’offrir le luxe d’un véhicule.

Ambitions…

Pour le moment, Eustache SOGNONVI ne transforme aucun de ses produits. Il ambitionne tout de même, à la longue, se spécialiser dans la production du manioc. Cette filière présente de multiples opportunités selon lui. Par ailleurs, dans le secteur de l’élevage, sa préférence pour le lapin est connue de férence pour le lapin est connue de tous. Il note que la viande de ce petit rongeur est prisée des consommateurs. Il n’est pas rare de constater une forte demande pas suffisamment couverte. Enfin, monsieur SOGNONVI lance son encouragement à l’endroit des jeunes qu’il exhorte à se lancer massivement dans l’entreprenariat agricole. « Que les jeunes arrêtent de penser que l’argent se trouve dans les bureaux, l’argent a quitté les bureaux, il y a longtemps » fait-il savoir à cette couche juvénile qui rêve toujours d’être le citoyen « Akôwé ».

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