Michel Dossou : Un jeune entrepreneur dans l’agro-pastoral.

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Pour ce numéro de votre journal, nous vous amenons à la découverte de Michel Dossou. Un jeune entrepreneur de 27 ans qui a des projets dans le domaine agro-pastoral. Il combine aussi bien l’agriculture et l’élevage sur une ferme de quelques hectares située à Tchatchou, une localité de la commune de Tchaourou. Un projet qu’il gère avec un ami.

    Par Jacques D. BOSSE

D’abord en ce qui concerne l’élevage, les deux entrepreneurs ont opté pour l’aviculture c’est-à-dire l’élevage des volailles, et la cuniculture qui est l’élevage des lapins. « Pour l’élevage des volailles, nous faisons particulièrement l’élevage des poulets Goliath. Ces poulets qui aujourd’hui peuvent nous donner un poids que nous voulons au moment voulu » nous a confié Michel Dossou. Pour booster la production, le jeune entrepreneur sait également innover en faisant l’élevage sur pilotis. « Pilotis, c’est une cage que nous avons fabriquée pour contenir les animaux, une cage avec une petite canalisation à tuyaux pour contenir l’eau que les animaux boivent et la nourriture de l’autre côté que les animaux vont manger » va-t-il expliqué avant d’ajouter : « Avec pilotis, le rendement est tellement bon » au niveau de la production végétale, Michel et son ami s’adonnent surtout à des cultures de contre saison et ceci pour une bonne raison : « Les périodes de contre saison, nous voyons que pour acheter les légumes, cela pose de problème sur le marché et donc on essaye de faire la culture de ces légumes que nous mettons sur le marché ». Mais en dehors des cultures de contre saison, le duo emblave également quelques hectares de terres en période de pluie pour la culture des produits céréaliers et légumineux. Si Michel reconnait qu’ils s’en sortent plus ou moins bien dans leur projet, l’ambition d’agrandir cette ferme et d’en faire une grande entreprise agricole se heurte à certaines difficultés. Des difficultés d’ordre domanial et financier : « Pour pouvoir réaliser un projet surtout dans le domaine agricole, il faut forcement la terre. Et pour l’instant, nous n’avons pas la terre pour pouvoir emblaver de grandes superficies et multiplier la production comme cela se doit. Nous avons constaté qu’aujourd’hui la demande est très forte et que nous voulons multiplier notre production mais on n’a pas suffisamment de terre. Le problème de financement, ça, on en parle plus parce que le financement pose problème. Pour pouvoir réaliser un tel projet et jouir réellement, il faut un bon financement, un financement élevé pour s’occuper du projet parce que c’est tout un système. Indique notre entrepreneur. Pour l’heure, les différentes tentatives afin de parvenir à obtenir de crédit auprès des structures de microfinance sont restées sans suites. « Nous avons tapé à une porte d’institution de microfinance, nous avons fourni les dossiers et on espère toujours. Ça fait déjà sept à huit mois que nous avons fourni les dossiers mais jusqu’aujourd’hui, ils ne nous ont pas répondu mais ils ont accepté les dossiers et nous ont fait savoir qu’ils les étudient ». Loin d’être découragé par ces différentes difficultés qui se dressent sur son chemin, Michel Dossou reste convaincu que l’entreprenariat agricole est une porte de sortie du chômage pour la jeunesse. C’est pourquoi il souhaite que l’Etat et les autorités locales accompagnent les initiatives de jeunes dans le domaine agricole.

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